Depuis que l’homme d’affaires Paul Stoddart a pris le contrôle de l’écurie Minardi en janvier 2001, les relations entre l’Australien et Bernie Ecclestone ne sont pas simples. Après avoir été le bienvenu dans le microcosme de la F1 parce que sauveur inespéré de l’écurie de Faenza, Stoddart s’est vite attiré les critiques du grand argentier de la F1.
Si Ecclestone est venu à la rescousse de Minardi en 2003, en offrant ses garanties mais surtout son image et tout son poids politique pour la survie de l’écurie, ce n’était pas par connivence avec le patron australien, mais bien dans le souci de sauver la F1 dans sa structure actuelle, avec 20 voitures et 10 écuries alignées sur la grille de départ.
Arrows et Prost GP étant passées à la trappe il convenait d’arrêter l’hémorragie et de ne pas forcer les top teams à aligner une 3è voiture.
Cet hiver, la presse a rapporté quelques propos amers qu’aurait proférés Bernie à l’encontre de Stoddart. Qu’en est-il réellement ?
« Tout d’abord je n’ai jamais pris de parts dans l’équipe Minardi ; je leur ai offert certaines garanties. Je n’ai jamais dit que Stoddart était un vendeur de limonade, donc je ne sais pas d’où ça vient. L’idée d’un mendiant, c’est vrai. J’ai dit que ça n’était pas bon pour des gens comme ça de faire le tour du paddock comme s’ils étaient en train de mendier », a livré Ecclestone à la presse australienne.
« Je crois qu’il a un budget qui va lui suffire, et il devrait commencer à bâtir une entreprise sur ces bases-là. Mais il ne devrait pas demander l’aumône comme il le fait » conclut Ecclestone, toujours soucieux de l’image d’excellence que doit véhiculer la F1 afin d’attirer de nouveaux sponsors et de conquérir de nouveaux marchés demandeurs.