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Le mal est fait. Que McLaren Mercedes soit confondue par des preuves de consigne de course enregistrées lors de ces conversations avec ses pilotes ou qu’elle soit relaxée, la publicité faite autour de l’évènement ternit l’image de la Formule 1. Alonso n’a pas volé sa victoire le Dimanche, et demander à Hamilton d’éviter de risquer un abandon alors qu’il avait 40 secondes d’avance sur le 3è à 20 tours de l’arrivée tenait du bon sens. Que McLaren soit jugée coupable ou innocente la F1 aura perdu quelques plumes dans l’affaire. La condamner serait inique, ne pas la sanctionner reviendrait à avouer l’inutilité de ce tapage amplifié par les imprimantes à jet d’ancre et de fiel d’une certaine presse britannique.
Alors qu’aucun verdict n’a été rendu à ce jour, Bernie Ecclestone attise les braises en soufflant le vent d’une sanction exemplaire. « Je ne sais pas quels sont ou étaient les ordres de l’équipe mais une chose est sûre : s’il y a eu des consignes de course en rapport avec la position des deux pilotes – s’il a été ordonné à quelqu’un de s’écarter ou de conserver sa place – c’est en infraction avec notre réglementation sportive » a déclaré Bernie à sportsmail.
« S’il y a eu ordre de course, McLaren s’en tirerait bien si elle écopait du même type de sanction que celle qui avait été donnée à Ferrari » poursuit Ecclestone, qui réclame une sanction exemplaire, n’hésitant pas à manier le grotesque et le démesuré. « Ils pourraient être exclu du championnat, ou on pourrait leur retirer des points. Une amande n’aurait pas le même effet qu’une annulation de points. »
A la suite du GP d’Autriche 2002 où Rubens Barrichello avait ostensiblement laissé passer Schumacher dans le dernier tour de course, Ferrari avait été condamnée à 1 million de dollars d’amande. Non pas pour avoir choisi d’inverser l’ordre d’arrivée de ses deux chevaux cabrés – le cas n’était pas prévu par la réglementation – mais pour avoir modifié la cérémonie du podium (Schumacher avait incité Barrichello à monter sur la première marche).
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