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« Enfin une journée sans problème ! ». La phrase est de Luca Baldisseri. Le propos liminaire directeur technique de la Scuderia Ferrari dans son analyse des qualifications reflète la pensée de toute l’équipe de Maranello, sur laquelle son ancien patron, Jean Todt, est venu veiller ce week-end.
Lorsque la F2008 est épargnée par les petits ou gros tracas, son niveau de performance atteint des sommets inégalés comme en témoigne le tour de Kimi Räikkönen en Q2 qui vient tutoyer le record officiel du circuit de Sepang, détenu depuis 2004 par Juan Pablo Montoya et sa Williams à moteur BMW V10 équipée de toutes les aides électroniques au pilotage qui ont déserté les F1 dans le courant de l’hiver dernier. L’exploit n’est pas mince mais s’il donne confiance au champion du monde en titre, son dernier tour des Q3 vient semer le doute. Les conditions de piste versatiles ne sont pas sans conséquence sur le fonctionnement des pneumatiques Bridgestone montées sur la F2008.
Sur piste sèche, le duo Ferrari a malgré tout la mainmise sur les évènements et possède une marge de manœuvre suffisante pour la mettre hors de portée des flèches d’argent. Mais si les intempéries qui frappent Sepang chaque jour en fin de journée viennent à nouveau doucher Kuala Lumpur, la course ne devrait pas se dérouler dans son intégralité avec des pneus rainurés…
Felipe Massa (Pole Position, 1:35.748) : Je suis très heureux ! Dans la dernière partie des qualifications j’ai réussi à faire deux tours vraiment bons après avoir un peu bataillé en Q2. Il y avait quelques gouttes de pluie sur la fin mais elles n’ont eu aucun effet sur la performance Nous savons que notre voiture est compétitive dans les longs relais mais il tout aussi clair que la course sera difficile. Nous pouvons tout de même nous montrer confiants.
Kimi Räikkönen (2è, 1:36.230) : J’aurais bien entendu préféré partir en pole position, mais la 2è place n’est pas mauvaise et je suis heureux que l’équipe récolte le meilleur résultat possible. En Q3, je ne suis pas parvenu à faire fonctionner les pneus aussi bien que possible, surtout lors de mon second run, alors que j’avais fait un bon tour en Q2. La piste semblait être un peu plus glissante et je n’ai pas tiré la quintessence de la voiture. La course sera très dure, mais j’avais pris un bon départ à Melbourne et j’espère faire de même ici demain.
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