Le matériel de l'équipe Jaguar Racing a été envoyé en Australie vendredi dernier. Il est donc trop tard pour changer quoi que ce soit de significatif. Depuis le lancement de la R5, le 18 janvier à Barcelone, la nouvelle monoplace a été confiée aux mains expertes de Mark Webber et à celles vierges de Grand-Prix de Christian Klien. Pour le dernier shakedown à Silverstone avant embarquement pour Melbourne, la nouvelle recrue au poste de troisième pilote, Björn Wirdheim a été mis à contribution.
Depuis cette date, Jaguar a parcouru plus de 8.000 kilomètres, et s’en félicite, ce qui la place pourtant parmi les écuries ayant le moins tourné…
Les dirigeants de Jaguar savent depuis les débuts de la R5 qu’elle traîne des boulets datant de la R4, que l'écurie n'aura pas l'occasion de rectifier avant le milieu de saison. Pourtant, un nouveau package aérodynamique est apparu, et les pilotes ont signé des temps nettement plus honorables.
A Milton Keynes, on est donc dans l'expectative. Le manager général, David Pitchforth, affirme chercher encore plus de respectabilité.
« Nous avons travaillé sans relâche cet hiver, pour être sûrs d'arriver à Melbourne aussi prêts que possible. Nous avons fait près de 8.000 kilomètres d'essais et chaque kilomètre nous a aidés à mieux comprendre notre package, et a donné à notre nouveau pilote Christian Klien du temps pour bien prendre la voiture en main et à connaître l'équipe. »
« La concurrence est toujours aussi déterminée et je sais que nous ne devons pas cesser d'avancer si nous voulons voir une différence d'ici la fin de la saison. Nous avons atteint notre objectif de "respectabilité" en 2003 et nous souhaitons nous appuyer sur cette dynamique pour franchir une autre étape ; le développement sur la R5 doit être constant au cours des 18 épreuves."
Le responsable de la performance, Mark Gillan, nous donne un aperçu des spécificités techniques de Melbourne : « Melbourne est une piste excitante pour toutes les équipes, nous ne faisons pas exception. Ce sera la première chance de voir où nous en sommes vraiment par rapport à nos adversaires. La piste demande en général beaucoup d'appuis, et avec ses nombreux virages elle peut être dure pour les freins. Les vitesses qu'on atteint ne sont pas nécessairement les plus élevées de l'année, mais il y a beaucoup de freinages et de fortes accélérations, ce qui donne une moyenne aux environs de 218 km/h. »