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Felipe Massa est définitivement de retour aux affaires. Melbourne et Sepang ne sont plus que des mauvais souvenirs pour le Brésilien. A posteriori les deux premières manches de la saison ont servi la cause psychologique et médiatique de Massa. Felipe a montré qu’il pouvait se relever après deux échecs, de la plus belle manière qui soit : deux victoires en deux Grand-Prix, série en cours.
« J’ai eu peu de temps pour penser à ma victoire dans le GP d’Espagne, car après une fête avec mes amis Dimanche soir, je suis rentré à Monaco et Lundi soir je faisais 1h30 de route pour rejoindre le circuit Paul Ricard » explique le leader de la Scuderia, « Je pense que Barcelone fut en tout point un week-end parfait pour moi. La manière dont nous avons abordé le rendez-vous, la manière dont les essais libres et qualificatifs se sont déroulés. En fait, partir de la pole position était une préparation très importante pour la course, car même avec la nouvelle chicane il n’est pas évident de dépasser en Espagne. Il était donc très profitable de partir de la première ligne. »
Au premier virage de la course, l’évènement le plus marquant du Grand-Prix – et probablement du championnat lorsque l’on se repenchera sur la saison 2007 écoulée – a bien été la résistance de Massa au double champion du monde, comme nous vous l’expliquions en détail dans notre rapport d’après course. Agressif en piste et en dehors lorsqu’il s’est agi de relater des évènements qui n’ont pas tourné en sa faveur. Alonso a trouvé en Massa un adversaire coriace et l’Espagnol sait désormais qu’il ne pourra pas compter sur la retenue du Brésilien pour lui imposer sa loi. « Ce qui s’est passé a démontré que je n’ai pas peur d’être agressif et que je suis un combattant » résume Massa, « Je sais que je dois faire face à une rude opposition, mais j’ai prouvé que je peux également être rude et déterminé. La manière dont j’ai conduit après le départ démontre également qu’après ce qu’il s’est passé dans une situation similaire en Malaisie, je suis capable d’apprendre et d’aller de l’avant. »
« Je pense que ça devait être mon jour, car même le feu qui s’est déclaré lors de mon pit stop ne m’a pas arrêté. Pour tout vous dire, je n’ai pas vu le feu, je regardais droit devant ! J’ai appris l’incident lorsque les journalistes m’en ont parlé en conférence de presse d’après course. C’est l’un des avatars dont il vaut mieux avoir vent après coup ! »
« Dans mon esprit, c’était un week-end sans problème ni erreur du début à la fin. Je suis parvenu à bien faire fonctionner la voiture avec les deux types de pneus, ce qui était très important pour pouvoir creuser un écart avec les autres en course. Après cela, c’était juste une question de bien gérer les évènements. Je ne dirai pas que c’était une course facile, mais tout était sous contrôle une fois l’excitation du départ évanouie. »
Au soir de Barcelone, l’anachronisme se mêle à la logique du dernier mois. Felipe Massa a enchaîné deux hat trick – pole position, victoire, record du tour – a balayé la concurrence avec plus ou moins de rudesse. Et pourtant, Felipe pointe au 3è rang au championnat. Erreur, vous avez dit erreur ? « C’est assez inhabituel mais après trois pole positions et deux victoires de rangs je ne suis que 3è au classement général. Cela démontre que nous allons dans la bonne direction et que nous sommes sur la bonne pente, mais que nous devons encore travailler d’arrache-pied. Il faut garder les pieds sur terre car le championnat sera très serré. Lorsque l’on jette un œil aux Q2 des qualifications, la meilleure séance pour avoir une idée de la vitesse pure des voitures, on se rend compte que c’est très serré entre nous. Pour le moment entre notre gestion des pneus et notre stratégie je pense que nous avons un meilleur package que McLaren. Cela ne veut pas dire que nous avons un énorme avantage. Hamilton mène le jeu pour l’instant chez McLaren. Je lui ai parlé, il est très fort et se soucie peu de la pression. Pour l’heure on ne peut pas dire qui est le meilleur entre lui et Fernando, mais si ça continue comme ça, Lewis pourrait être plus dangereux que Fernando au championnat. Il semble plus à l’aise avec l’auto que Fernando. Il faut garder un œil sur lui car il pourrait représenter une sérieuse menace. »
Hamilton une menace ? Felipe oublie que pour l’heure, c’est lui qui constitue une menace pour Lewis, leader du championnat ! |