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23 Février - 07:12
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Fernando Alonso n'a pas encore cassé le code de la Ferrari F2012

Fernando Alonso et la Scuderia Ferrari ne sont pas encore en mesure d'exploiter le plein potentiel de la F2012, avouent les principaux intéressés à l'issue des deux premières journées de roulage de Barcelone. L'Asturien a complété moins de tours qu'il n'espérait – il avait tablé sur une centaine par jour, le déficit est d'une quinzaine – et ses performances brutes sont en retrait de celles de Red Bull Racing et McLaren.

Comme un trésor qui se mérite et dont il faut percer le coffre-fort, la F2012 ne reste pas insensible aux tentatives de l'armée rouge mais elle dévoile son caractère et son potentiel par petite parcelles. A Montmelo, le cheval cabré a étudié le flux d'air qui enrobe la F2012, a testé plusieurs options sur la sortie des échappements et a passé en revue une palette de réglages sans oublier de se familiariser avec les pneus Pirelli.

« Nous essayons différentes pièces sur les échappements et dans d'autres zones. Puis, en piste et de retour à Maranello, tout le monde travaille dur pour analyser les données afin d'améliorer la performance. C'est un travail qui prend du temps » explique Fernando Alonso pour justifier les performances en demi-teinte de la F2012.

Le double champion du monde Espagnol ne laisse pas pour autant la domination de la concurrence effriter son moral ni ses convictions. « A Jerez, nous avions dit que nous partirions d'une base plus solide à Barcelone et c'est le cas. Nous espérons que ce sera la même chose pour la dernière semaine d'essais. Puis nous mettrons tout en place pour être aussi bien préparés que possible pour Melbourne où nous comprendrons réellement où nous en sommes. Nos objectifs sont ambitieux et ils doivent l'être étant donné que nous sommes chez Ferrari. Nous voulons être en mesure de gagner dès la première course. »

En dressant un tableau résolument optimiste mais sans concession, l'Espagnol avoue que les comparaisons chiffrées ne plaident pas en faveur de la Rossa jusqu'à présent. Il souligne en outre que les conditions climatiques seront bien différentes à Melbourne où le mercure pourrait flirter avec les 30°C (contre une douzaine à Barcelone). « Je pense que nous ne sommes probablement pas les plus rapides, mais pas les plus lents non plus. En Australie, les températures seront très différentes et nous saurons où nous en sommes par rapport aux autres. Pour le moment, nous ne sommes pas là où nous souhaiterions être mais je reste optimiste. Nous avons encore 6 jours d'essais. Red Bull est sans aucun doute très forte, c'est normal étant donné ce qu'elle a fait ces 3 dernières années. Mais on ne peut pas dire que McLaren ou Mercedes, qui semblent être derrière, ne sont pas fortes également. C'est un hiver plus laborieux pour nous car notre voiture est complexe, elle contient des innovations qui requièrent un plus grand effort à chacun […] C'est agréable d'avoir une voiture qui est instantanément rapide et fiable mais ce n'est pas toujours synonyme de victoire. L'année dernière, nous avions fait une simulation de course à la fin des premiers essais et à Melbourne nous étions à 1,5 secondes de la pole position. »

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