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La Scuderia Ferrari accuse la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) d’avoir fomenté des troubles et une opposition permanente aux constructeurs automobiles impliqués en Formule 1 dans le but ultime de les inciter à quitter le navire. Le cheval cabré prend l’un des plus célèbres romans policiers, Les Dix Petits Nègres, pour donner une portée humoristique à son propos qui n’a rien de plaisant pour les principaux accusés.
« On pourrait considérer qu’il s’agit d’une parodie des 10 petits nègres d’Agatha Christie, mais la réalité est bien plus sérieuse » explique Ferrari en préambule, « La F1 continue de perdre des acteurs majeurs : lors des 12 derniers mois, Honda, BMW, Bridgestone et Toyota ont annoncé leur retrait du sport. En échange, façon de parler, nous aurons Manor, Lotus (le nom seulement car cette incarnation n’a pas grand-chose à voir avec l’équipe qui nous a donné Colin Chapman, Jim Clark et Yaron Senna pour ne citer qu’eux), USF1 et Campos. Pouvons-nous dire que c’est du pareil au même juste parce que le même nombre d’écuries s’assoit à la table ? Difficilement. Et il faudra attendre de voir combien d’entre eux seront réellement présents sur la grille de départ de la première course et combien seront encore là fin 2010. »
« La réalité est que cette défection progressive a plus à voir avec une guerre déclenchée contre les grands constructeurs automobiles par ceux qui ont dirigé la Formule 1 ces dernières années, qu’avec une crise économique. Dans la fiction d’Agatha Christie, le coupable n’est démasqué que lorsque tous les autres personnages sont morts, l’un après l’autre. Voulons-nous attendre cette conclusion ou souhaitons-nous écrire une conclusion différente pour le livre de la F1 ? »
La diatribe présentée par l’écurie de Maranello ne met pas en cause le nouveau Président de la FIA, Jean Todt, et vise personnellement Max Mosley. Mais la nouvelle gouvernance de la FIA ne saurait rester muette à la suite d’une telle accusation. Ce serait l’occasion de battre en brèche l’idée reçue selon laquelle en tant qu’ancien directeur de la Gestione Sportiva, Jean Todt est à la solde de Ferrari. |