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La Scuderia Ferrari n’en rougit pas (encore) de honte ou de colère, mais les contreperformances de son poulain de l’année, la F2012, ne sont pas de son goût. A ce jour, les choix techniques audacieux prônés par Fernando Alonso et par la direction de la Gestione Sportiva n’ont pas véritablement porté leurs fruits.
L’heure n’est pas pour autant à la réunion de crise. Comme le soulignait Felipe Massa à l’issue de ses premiers essais, la F2012 nécessite une grande quantité de travail avant de livrer son plein potentiel. Comme une boîte noire dont il faut décrypter le code, la F2012 est encore parfois hermétique aux sollicitations du Cavallino Rampante.
Ferrari espère qu’une fois qu’elle saura comment tirer la quintessence de son matériel, les performances seront en hausse. « Je ne suis pas content de là où nous nous trouvons en ce moment » reconnaît le directeur technique de la Scuderia Ferrari, Pat Fry, en réponse aux interrogations d’Autosport tout en stipulant « Je pense qu’il y a une grande marge de progression. Du point de vue de la performance, je pense que nous sommes OK mais nous devons améliorer l’auto dans les virages, et plus particulièrement dans certaines parties des virages. Mais je ne dirai pas que je suis content jusqu’à ce que tout fonctionne. La plateforme de base est OK. Nous étudions les caractéristiques, on peut jouer avec elles dans les virages, on peut faire les choses différemment en entrée, au point de corde et en sortie de virage, il s’agit vraiment de trouver le bon équilibre. » |