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C’est au moment où la Scuderia Ferrari fondait le plus d’espoirs dans son package – particulièrement efficace depuis Valence et l’introduction d’un nouvel ensemble aérodynamique et mécanique – que la Rossa a essuyé le plus cuisant échec de sa saison. Pour la première fois en 2010, elle rentre en effet bredouille d’un Grand-Prix. Il s’agit de la 3è déroute d’affilée pour Felipe Massa qui ne se berce plus d’illusions : avec 67 points contre 145 pour le leader (Lewis Hamilton), le titre 2010 sera probablement hors de sa portée.
La direction de l’écurie de Maranello peut se montrer plus optimiste (Alonso est à la tête de 98 points) mais elle devra prochainement décider si elle jette toutes ses forces dans la bataille 2010 ou si elle doit miser sur 2011 et les nouvelles règlementations techniques.
Pour Alonso, le Grand-Prix de Grande-Bretagne est d’une ironie mordante : deux semaines après le fameux épisode de la neutralisation du GP d’Europe, le double champion du monde Espagnol est ressortie de celle de Silverstone dans les profondeurs du classement après avoir dépassé Kubica à la faveur d’un court-circuitage du virage de Vale (Fernando a été pénalisé pour ne pas avoir rendu sa place au Polonais). Le dénominateur commun avec Valence ? Alonso est en désaccord avec les commissaires de course…
Felipe Massa Alonso (15è à 67.4 secondes) :
Je ne sais pas quoi faire mais il faut trouver un moyen de se débarrasser de cette malchance qui me poursuit ! Tout m’est tombé dessus lors des dernières courses. Aujourd’hui mon GP a rapidement été terminé lorsque nous nous sommes percutés avec Fernando et que ça a provoqué une crevaison qui m’a envoyé à l’arrière du peloton. La voiture était bonne mais ça ne sert pas à grand-chose si vous ne pouvez pas viser un bon résultat. Le championnat n’est pas fini après cette course mes chances sont compromises : il faudrait que je gagne beaucoup de courses et que dans le même temps les autres rencontrent les difficultés que j’ai expérimentées récemment. Mais il ne faut pas abandonner.
Fernando Alonso (14è à 62.3 secondes) :
J’ai pris un départ calamiteux. Nous avons eu des problèmes d’embrayage. Puis il y a eu cet incident avec Kubica qui a un peu plus affecté ma course. Je ne tiens pas à commenter la décision des commissaires. L’équipe a bien agi mais l’instruction de rendre la place est arrivée lorsque j’avais déjà dépassé un autre pilote et entre temps Kubica ralentissait avant d’abandonner. En plus, la pénalité a coïncidé avec la neutralisation et plutôt que de perdre quelques places, j’en ai perdu une douzaine. Même avec mon départ difficile, je suis convaincu que j’aurais pu termine 3è. Le championnat se complique mais nous venons à peine de franchir le cap de la mi-saison. L’auto est meilleure et je volais lorsque la piste était dégagée. Nous devons continuer d’attaquer et de croire en nous. |