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La question originelle posée à Luca Di Montezemolo, aujourd’hui à Maranello lors d’un entretien avec la presse internationale consécutif au lancement de la F10, concernait la possibilité de voir 3 monoplaces d’un même constructeur participer aux week-ends de Grand-Prix. Dans le courant de l’été 2009, le Président de Ferrari s’était fait le chantre du concept. A l’époque, la F1 envisageait d’autoriser les écuries de pointe à aligner 3 monoplaces afin d’enrichir le plateau et de pallier la crise qui couvait ainsi que la défection possible (aujourd’hui avérée) de plusieurs écuries.
La FIA n’a jamais cautionné l’idée portée par celui qui était alors le président et le porte-parole de la FOTA (Formula One Team’s Association) et qui voyait dans ce système le levier nécessaire et suffisant pour faire sortir Michael Schumacher de sa retraite – Alonso et Massa étaient alors déjà sous contrat Ferrari. Le déménagement du septuple champion du monde de Maranello à Brackley a d’autant plus été durement ressenti par Di Montezemolo.
Luca Di Montezemolo n’a pas éludé la question ni son corollaire – l’éventualité de confier un cheval cabré à l’octuple champion du monde Moto, Valentino Rossi, dont le contrat avec Yamaha arrive à terme fin 2010 (lire notre article par ailleurs). Di Montezemolo a engagé la candidature officielle de son écurie de course dans la fourniture d’un package complet à une écurie cliente. « Je voudrais être plus général : je parle de la possibilité d’une 3è voiture, mais ça ne veut pas dire que Ferrari a besoin de 3 voitures. Je suis bien conscient des objections des petites écuries. Je parle du point de vue de l’intérêt de la F1 et du potentiel de nouvelles inscriptions. La 3è voiture serait utile aux jeunes pilotes. Il n’est pas correct qu’un jeune homme qui n’a jamais piloté de F1 débute en GP sans entraînement ni essais. »
Avec le départ de plusieurs constructeurs, Ferrari abat ses cartes et tente de ne pas laisser son seul rival direct du moment, Mercedes, s’engouffrer dans un vide.
« Voici l’idée : je serais heureux de donner une Ferrari à une écurie Américaine, Allemande ou Australienne et de la laisser la gérer. Elle y passerait moins de temps que si elle devait construire une voiture en partant d’une feuille blanche. Elle pourrait la confier à une pilote talentueux et fort ou donner sa chance à un jeune pilote. J’ai parlé à Stefano Domenicali (directeur de la Gestione Sportiva) de cette possibilité que certaines écuries, comme la nôtre, fournissent des voitures à d’autres équipes. » |