|
Ferrari a lourdement chuté du toboggan des Ardennes. La 4è place de Felipe Massa ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. La F10 n’était que la 4è force du plateau Belge, derrière Red Bull Racing, McLaren et Renault. Pour la première fois depuis le Grand-Prix de Turquie, Fernando Alonso ne s’est pas présenté sur l’une des deux premières lignes de la grille de départ et en course l’Espagnol ne fut que l’ombre de lui-même, allant jusqu’à sortir de la piste comme au Mont Fuji 2008 et dans les mêmes circonstances qui lui avaient coûté cher dans sa quête d’un titre mondial. L’Espagnol se refuse à y voire un signe du destin et affirme qu’il peut être couronné cette saison. A condition que Ferrari parvienne à diagnostiqué le mal qui a sapé sa compétitivité à Spa-Francorchamps. « Nous devons reconnaître que notre performance n’a pas rencontré nos attentes et a mis un terme à une série positive entamée il y a quelques courses » reconnaît le directeur de la Gestione Sportiva, Stefano Domenicali, « Nous devons immédiatement comprendre pourquoi et prendre les mesure qui s’imposent. »
Il y a urgence. Après Monza, le championnat du monde prendra ses quartiers en Asie et au Brésil, pour des destinations où il est malaisé d’introduire de nouvelles pièces et de travailler sur des évolutions majeures. « Nous devons comprendre ce qui s’est passé par rapport à la direction que nous avons prise en termes de réglages » souligne Domenicali auquel il n’a pas échappé qu’Alonso a dominé les deux premières séances d’essais libres avant de sombrer. « Le Vendredi, nous n’avons pas pu mener trop de comparaisons à cause de la météo. Nous devons comprendre si les évolutions techniques étaient positives ou négatives. »
Comme tout observateur attentif à la vie des paddocks, Domenicali constate que Red Bull Racing est la seule formation à faire preuve de constance au plus haut niveau. La RB6 toujours une prétendante à la victoire quel que soit le circuit sur lequel elle pose ses roues. A l’opposé, Ferrari et McLaren ont leurs terrains de prédilection et leurs bêtes noires. « Il faut être prudent car il y a 2 courses McLaren semblait beaucoup souffrir et maintenant elle est très forte. Course après course, le scénario change tellement rapidement qu’il est difficile de prévoir quoi que ce soit. »
La seule chance de McLaren et de Ferrari de barrer la route du titre au taureau rouge ? Le manque de fiabilité chronique de ses machines et de ses pilotes. Mais du haut de ses 16 titres de Constructeur, l’écurie de Maranello se refuse à compter sur les erreurs de ses adversaires. « Ce sera plus difficile mais ce n’est pas impossible. Je me souviens qu’en 2007 nous avions 19 points de retard à 2 courses de la fin » se souvient Domenicali en évoquant le tour de force de Kimi Räikkönen, « Nous ne devons pas baisser les bras. » |