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Le 8 Septembre 2010, le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA se réunira dans ses locaux Parisiens pour faire la lumière sur les consignes de courses données par la Scuderia Ferrari à l’un de ses pilotes (Felipe Massa) au profit de l’autre (Fernando Alonso) au Grand-Prix d’Allemagne. En agissant de manière ostentatoire, la Rossa a enfreint un règlement qu’elle avait déjà foulé au pied sans être sanctionnée lors des Grand-Prix du Brésil 2007 et 2008. A l’époque, le titre mondial était en jeu et les rôles avaient été définis au préalable. A Hockenheim, Massa ne s’attendait pas à devoir s’effacer devant l’Asturien et son ingénieur, Rob Smedley, a donc dû se faire pressant à la radio. C’est donc une question de style, et non de philosophie, qui traîne Ferrari devant le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA. En Allemagne, la Scuderia a bafoué les articles 39.1 de la réglementation sportive (« Les directives d'équipe qui interfèrent avec les résultats d'une course sont interdites ») et 151c du Code Sportif International (« Seront considérés comme infractions (...) tout procédé ou manœuvre déloyale de nature à nuire à la sincérité des compétitions ou aux intérêts du sport automobile »).
Déjà sanctionnée d’une amende de $100.000, Ferrari est passible d’une pénalité qui va du blâme à la suspension en passant par le retrait des points. Ce dernier est préconisé par l’ancien Président de la FIA, Max Mosley, qui a cru bon de s’aventurer sur le terrain de l’ingérence, mais qui aurait l’inconvénient d’enterrer une partie du suspense au championnat où Fernando Alonso fait encore figure de prétendant au titre. En effet, en défalquant sa victoire d’Hockenheim à son total de points, l’Asturien serait à a tête d’un capital de 116 points contre 182 pour le leader actuel, Lewis Hamilton. A 6 épreuves de la conclusion de la saison, le fossé pourrait mathématiquement être comblé mais la dynamique des écuries de pointe – avec une Red Bull Racing omniprésente aux avant-postes – ne plaide pas en faveur d’un subit raz-de-marée rouge.
Fernando Alonso et Felipe Massa pourraient ne pas assister en chair et en os à l’audition de Ferrari par le Conseil Mondial, mais il est probable qu’ils resteront à la disposition de la justice de la Formule 1 via un vidéoconférence. |