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La FIA est allée trop loin. En proposant d’imposer la standardisation des couples moteur/boîte, Max Mosley a franchi la ligne jaune, celle au-delà de laquelle les constructeurs ressentent une violation de leur philosophie et de leur déontologie. Ferrari a réagi en brandissant le spectre de son départ du championnat du monde de Formule Un. Une menace qui imposera à la FIA de faire machine arrière. Mais n’en avait-elle pas l’intention depuis le début ?!
Automoto365.com avait senti le vent tourner et son dernier sondage ne s’y trompait pas lorsqu’il évoquait la possibilité d’une scission entre FIA et constructeurs automobiles (une option privilégiée par une majorité de lecteurs anglophones et par 1 lecteur francophone sur 5). Lorsque Max Mosley a soufflé le glacial en proposant de sortir des sentiers battus et d’imposer une standardisation des propulseurs du championnat du monde de Formule 1, le président de la FIA a effectué une tentative de viol de l’éthique des constructeurs automobiles. Les écuries réunies sous la bannière de la FOTA rejettent en bloc les desseins de Mosley qui a réussi la prouesse de faire l’unanimité au sein des constructeurs.
Le bureau directeur de Ferrari, réuni hier à Maranello, s’est penché sur les propositions récentes de la Fédération Internationale de l’Automobile concernant la réduction des coûts de fonctionnement de la Formule 1. Sa conclusion est tranchante. « Tout en réaffirmant ses engagements sincères et profonds en faveur d’une réduction significative des coûts en Formule 1, à commencer par la propulsion, le bureau directeur de Ferrari tient à exprimer ses inquiétudes quant au projet de standardisation des moteurs car une telle mesure tuerait la raison d’un sport dans lequel est impliqué depuis 1950, une raison d’être basée principalement sur la compétition et le développement technologique » explique un communiqué de presse de la Scuderia Ferrari, « Le bureau directeur estime que si ces facteurs clefs devaient être minimisés, Ferrari devrait réévaluer, avec ses partenaires, sa présence dans ce sport. »
Ferrari étant la seule marque dont le championnat du monde de Formule 1 ne peut se passer, la FIA fera sans aucun doute machine arrière. Mais n’était-ce pas sa volonté depuis le début ? Max Mosley est coutumier des propositions outrancières. Tout comme il évince machinalement sa mesure phare la plus excessive après un premier tour de table, comme pour faire croire qu’il fait des concessions et que les écuries doivent en faire à leur tour. L’appel d’offre lancé par la FIA pour sélectionner le fournisseur de moteurs standards ? Il n’engage en rien la Fédération. A ce jour aucun accord n’a été signé et la FIA en sera quitte pour une rebuffade. Encaisser un coup de sabot vaut mieux qu’essuyer un tremblement de terre de force maximale qui pourrait faire du championnat du monde de Formule 1 un champ de ruines. |