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Depuis l’abandon du développement de sa monoplace et le renouveau de McLaren Mercedes, la Scuderia Ferrari n’espérait plus sauver sa 3è place au championnat Constructeurs, devant sa rivale historique de Woking (2 points séparent les 2 écuries). Les flèches d’argent ont globalement été les plus efficaces lors des 6 derniers Grand-Prix : 51 points marqués (2 victoires d’Hamilton) contre 44 pour Brawn GP, 35 pour Ferrari et 28 pour Red Bull Racing. Cette fameuse 3è place qu’elle se faisait un point d’honneur de préserver a disparu du discours officiel de la Rossa. Elle pourrait de nouveau faire son apparition dans la rhétorique du cheval cabré au soir du Grand-Prix du Brésil.
Si McLaren Mercedes a opté pour un choix stratégique audacieux, et perdant (lire par ailleurs), Ferrari s’est plus pragmatiquement reposé sur le talent de son assurance qualité, alias Kimi Räikkönen. La pluie permettant de niveler les valeurs des monoplaces et de fournir aux pilotes l’occasion de prendre le pas sur leur machine, Räikkönen a saisi sa chance à bras le corps et s’est invité en Q3 après avoir bouclé les Q1 en 2è position. Une fois installé dans la dernière phase des qualifications, le champion du monde 2007 a lentement mais sûrement forcé l’allure au point de s’adjuger le 5è meilleur temps des Q3. Avec l’aide du KERS – particulièrement utile sur piste sèche dans la montée vers la ligne droite des stands –, Räikkönen pourrait se frayer un chemin vers le podium pendant que Hamilton et Kovalainen se débattent en queue de peloton.
Les qualifications du Grand-Prix du Brésil ont apporté au Cavalino Rampante la confirmation qu’il n’avait pas misé sur le bon cheval en la personne de Fisichella. L’Italien a été le 1er à se faire piéger en Q1 et a été à l’origine de la première longue interruption de la séance. En partant 20è, le Romain devra compter sur un concours de circonstances hautement improbable pour satisfaire la volonté de son employeur qui attend toujours ses premiers points.
Kimi Räikkönen (5è, 1:20.168) :
Je suis globalement content. En pneus Pluie, nous étions très compétitifs et je pense même que si les conditions étaient restées assez mauvaises pour qu’on garde ces pneus, j’aurais pu faire mieux que la 5è place. Mais en pneus intermédiaires l’auto n’était plus du tout aussi facile à maîtriser car il est difficile d’exploiter ces pneus. La course sera dure en cas de pluie car on ne voit quasiment rien lorsqu’on suit une voiture. Je pense que différer les qualifications était la bonne décision car nous avons au moins pu rouler dans des conditions décentes. La F60 a bien fonctionné ; nous savons que nous manquons d’adhérence, mais c’est le problème que nous trimbalons depuis le début de la saison.
Giancarlo Fisichella (20è, 1:40.703) :
Les conditions étaient quasiment impossibles lorsque les qualifications ont débuté. Je me suis retrouvé en tête-à-queue alors que je n’allais pas vite. En tournant le volant j’ai appuyé sur le bouton qui commande la coupure du moteur et c’était la fin de mes qualifications. C’est dommage car la voiture était efficace sous la pluie comme le démontrent les performances de Kimi. J’espère qu’il pourra marquer pas mal de points mais pour moi ce sera plus difficile. Tout va de travers et je ne suis pas content car je veux vraiment montrer ce que je vaux avec une écurie de pointe comme Ferrari.
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