|
Les hauts dignitaires de Ferrari l’ont dit et répété : Michael Schumacher ne sera pas considéré comme un traitre par la Scuderia Ferrari qui a d’ailleurs solennellement appelé les tifosi à faire preuve de mansuétude à l’égard du pilote qui a écrit les plus belles pages de l’histoire du cheval cabré. L’écurie de Maranello est vexée que Mercedes lui ait subtilisé son héros et ambassadeur, elle se flagelle de n’avoir pas pu lui offrir le volant d’une 3è Ferrari malgré le lobbying exercé par Luca Di Montezemolo pour placer un trinôme sur les grilles de départs en 2010, mais à choisir elle préfère laisser la bride sur le cou de son ancien poulain préféré et faire confiance au petit taureau d’Oviedo, Fernando Alonso.
« Fernando a déjà défié, et battu, Michael » rappelle à la Gazzetta dello sport le second fils d’Enzo Ferrari, Piero Lardi Ferrari, vice-président de Ferrari et actionnaire de l’écurie en reconnaissant que le départ du fils prodigue est douloureux, « Nous avons mal car Michael était à nous. J’aurais aimé qu’il reste avec nous. Certains emploient le mot trahison mais en vérité il voulait courir et nous ne pouvions lui offrir cette opportunité. »
Et Piero Ferrari de se remettre en selle en assenant « Je ne crois pas aux retours dans le monde du sport et on a d’ailleurs assisté à la régression de certains joueurs lorsqu’ils sont revenus dans leur club d’origine. Nous avons signé avec Alonso, il a déjà défié et battu Michael [ndlr : référence aux deux titres mondiaux de l’Espagnol en 2005 et 2006]. Nous avons également Massa, qui a pris la succession de Schumacher et qui a beaucoup progressé. En outre, je suis convaincu que nous avons été capables de construire une meilleure voiture que celle de 2009. Nous ne perdrons pas le titre mondial à cause de nos pilotes. » |