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Stefano Domenicali résume la pensée de tous en soulignant qu’aujourd’hui plus que jamais les temps ne veulent pas dire grand-chose, eu égard aux conditions de piste qu’a réservé le circuit d’Hockenheim aux 12 écuries du plateau. « De plus, lors des deux dernières courses nos pilotes étaient aux avant-postes le Vendredi après-midi et tout le monde a vu comment ça s’est terminé… » rappelle le patron de la Gestione Sportiva, « Pour ce que l’on en a vu jusqu’à présent, Red Bull Racing a encore la voiture la plus rapide, mais nous sommes compétitifs. »
En résumé, Red Bull Racing craint Ferrari qui craint Red Bull Racing. Les derniers essais libres du Grand-Prix d’Allemagne – s’ils se déroulent sur une piste sèche et dans des conditions climatiques standards – lèveront une partie du voile. L’écurie de Milton Keynes devrait logiquement être hégémonique en qualifications mais la F10 a fait montre de belles aptitudes dans les longs relais.
Fernando Alonso (19è, 1:29.684 / 1er, 1:16.265) :
Nous avons déjà été très compétitifs le Vendredi et le Samedi, Red Bull Racing était clairement plus rapide. Il faut donc prendre ces résultats avec prudence. Afin d’être devant demain nous devons faire quelque chose qui sort de l’ordinaire. Les conditions rendent encore plus difficile l’idée que l’on doit se faire de la hiérarchie. En montant les pneus ultra tendres 5 minutes plus tard on gagnait une demi-seconde. Nous nous sommes concentrés sur notre travail et nous analyserons les données pour être aussi bien préparés que possible pour les qualifications et la course. En termes de set-up, nous sommes sur la bonne voie même s’il faut améliorer l’équilibre de la voiture. Entre ces conditions de piste et ces basses températures, il convient d’être très prudent en ce qui concerne les pneus, il ne faut pas ruiner les ultra-tendres tout de suite et il faut pouvoir évaluer leur niveau d’usure en course.
Felipe Massa (2è, 1:26.850 / 3è, 1:16.438) :
C’est un bon début de week-end mais il est trop tôt pour savoir où nous nous situons par rapport à nos adversaires. Les conditions climatiques changeantes joueront un rôle important et nous devons être bien préparés pour faire face à tous les types de scénario. Par exemple si les qualifications se disputent sur une piste humide et la course sur le sec. Il sera important de comprendre le comportement des pneus et après les données que nous avons pu recueillir dans des conditions similaires, les ultra-tendres sont très bons et les durs bien plus difficiles à exploiter sur cette piste. Les dernières évolutions semblent bien marcher. Je voudrais saisir l’occasion de féliciter Sauber pour ses 40 ans de course automobile : j’ai commencé ma carrière F1 chez elle et j’espère qu’elle restera encore dans le sport pendant longtemps. |