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Le dépassement de la voiture de sécurité par Lewis Hamilton a provoqué la colère de Fernando Alonso et de l’ensemble de la Scuderia Ferrari. La manœuvre en elle-même – que Lewis a tenté de justifier – dérange l’Espagnol mais c’est surtout le sentiment d’impunité qui ulcère l’Asturien et son équipe. En conformité avec la réglementation sportive, Hamilton a pourtant bien écopé d’une pénalité drive through, mais les faits de course lui ont permis de la respecter sans avoir à subir un préjudice sportif : 2è avant son passage par les stands à 60km/h, le Britannique en est ressorti à la même place.
Un concours de circonstances essentiellement dû au positionnement de Kobayashi (3è car le Nippon n’a pas effectué son pit stop au moment de la neutralisation) a en effet permis à Hamilton de creuser un écart suffisant pour conserver son bien. Dans le même temps, Alonso est passé de la 3è position dans les échappements d’Hamilton à la 10è après avoir dû boucler un tour au ralenti derrière la voiture de sécurité que l’Anglais a dépassé sous ses yeux. « Un scandale, c’est l’opinion de beaucoup de fans et d’employés qui sont tous d’accord : il n’y a pas d’autre moyen de décrire ce qui s’est passé dans le Grand-Prix d’Europe » affirme la Scuderia Ferrari dans un communiqué officiel volontairement alarmiste. « La manière dont les incidents ont été gérés font naître des doutes qui pourraient voir la F1 perdre de nouveau de la crédibilité car le monde entier a assisté aux évènements. » |