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23 Oct - 17:14
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Ferrari veut faire autoriser les consignes de course

La Scuderia Ferrari veut faire autoriser les consignes de course en Formule 1. Le souhait vient du sommet de la pyramide de Maranello. Luca Di Montezemolo a en effet annoncé son intention de prendre son bâton de pèlerin et de partir à la rencontre de la FIA et de ses membres pour les convaincre de rendre légales les consignes de course en Formule 1. Elles avaient été interdites à la suite d’une manœuvre ostentatoire de Rubens Barrichello, au Grand-Prix d’Autriche 2002. Meurtri par la décision de son écurie de le cantonner dans un rôle de second couteau, le Brésilien avait attendu les derniers mètres du dernier tour pour laisser passer son leader, Michael Schumacher. Sur le podium, l’Allemand avait symboliquement tenté de rendre à César ce qui lui appartenait, mais le public Autrichien s’était senti floué et le spectacle n’avait pas été du goût des millions de téléspectateurs par les conséquences du mouvement d’humeur de Barrichello.

 

Les consignes de course ont de tout temps existé dans les sports qui sont à la fois individuels et collectifs. En Formule 1, elles ont décidé de plusieurs titres mondiaux, de Juan Manuel Fangio à Kimi Räikkönen, sans que la morale ou léthique sportive soit bafouée. A Shanghai le week-end dernier, Räikkönen a renvoyé l’ascenseur à Felipe Massa (le Brésilien s'était effacé devant le Finlandais, l'année dernière à Interlagos, un geste décisif dans l'attribution du titre) en se laissant glisser derrière lui à moins de 10 tours de l’arrivée. Pour discrète qu’elle soit, la manœuvre n’en était pas moins claire comme de l’eau de roche. Aussi Luca Di Montezemolo souhaite-t-il en finir avec l’hypocrisie et le cynisme de la réglementation qui prétend interdire les consignes de course mais qui dans les faits ne pourra jamais atteindre son objectif officiel.

 

« Je parlerai à Max Mosley de l’éventualité de se débarrasser de cette hypocrisie. La chose importante dans cette affaire est qu’il n’y ait pas de répercussion sur les autres pilotes » explique le président de Ferrari à la Gazzetta dello sport, « De plus, le travail d’équipe, dans les sports d’équipe, fait partie intégrante de la politique. Imaginez un cycliste qui lance le sprint pour un autre par exemple. »

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