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La Scuderia Ferrari paie le prix de sa politique sportive de la seconde partie du championnat 2009. L’arrêt du développement de la F60 depuis la fin du mois de Juillet se fait lourdement sentir et Ferrari chute dans la hiérarchie au fur et à mesure que la saison avance. Un champion du monde ne peut se satisfaire de la situation et Räikkönen axe sa communication sur ce constat d’immobilisme. Le Finlandais est relayé par le directeur de la Gestione Sportiva, Stefano Domenicali, qui reconnaît avec honnêteté les limites du système adopté par le cheval cabré.
Débordé par McLaren Mercedes au championnat Constructeurs depuis le Grand-Prix du Brésil, Ferrari a d’autant moins de chances de reprendre son bien qu’elle ne peut compter que sur un pilote. Fisichella accuse encore 1 seconde de retard sur Räikkönen…
« Nous étions conscients des difficultés que nous allions rencontrer ce week-end. Nos principaux rivaux dans la course à la 3è place au championnat Constructeurs sont dans une dynamique positive alors que nous devons faire le nécessaire avec le matériel dont nous disposons » avoue Domenicali, « Cela dit, ça ne veut pas dire que nous ne battrons pas jusqu’au dernier tour. Nous n’abandonnons pas facilement. »
« L’auto n’est pas mauvaise mais simplement lente et manquant de grip, en fait ça a souvent été le cas cette année » constate Räikkönen, « Il n’y a pas de raison précise au fait qu’elle n’aille pas si bien, c’est avant tout dû au choix d’arrêter le développement de la F60. Notre niveau de performance par rapport aux autres diminue donc course après course car beaucoup d’autres écuries travaillent encore sur la voiture de cette année. Il y a peu de virages pour faire la différence, simplement au début du tour. Puis il y a énormément de gros freinages et de virages lents où la stabilité en entrée et l’accélération en sortie sont importantes. |