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22 Mai - 19:21
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FIA/FOTA: Cohabitation en vue

La FOTA et la FIA ou plus prosaïquement les écuries du championnat du monde de Formule 1 et la haute autorité du sport, se sont réunies une deuxième fois aujourd’hui à Monaco pour tenter d’aplanir leurs multiples différends. Le pré-requis à une négociation est l’abandon du concept d’une F1 à deux vitesses, ce qui ne semble pas avoir été encore le cas après plus de 3 heures de négociations.

 

La F1 n’a pas pour autant fait du surplace en ce traditionnel jour de pause pour le Grand-Prix de Monaco. Grand adepte du contrepied, Bernie Ecclestone a rappelé les dissidents à l’ordre en leur expliquant qu’elles avaient un contrat avec la FOM jusqu’en 2012 pour participer au championnat du monde de Formule Un. Craignant que la F1 fasse une sortie de piste dévastatrice, le patron de la FOM commence à envisager de déplacer le débat sur le terrain juridique – avec plus de réussite que Ferrari vs FIA, à Paris en début de semaine ?

 

De leurs côtés, écuries et FIA ont commencé à défricher le chemin qu’elles auront chacune à parcourir pour aller à la rencontre politico-économico-sportive de l’autre. « C’était une réunion longue et constructive. La FOTA se réunira à nouveau Samedi et nous organiserons une autre rencontre avec Mosley » a cependant expliqué le président de Ferrari, Lucas Di Montezemolo, en laissant entendre que toutes les parties concernées entrevoyaient le bout du tunnel.

 

Il s’agira plus d’une cohabitation que d’un mariage heureux tant la fracture est grande entre FIA et constructeurs. Philosophie, conception de la vie commune et déontologie séparent les écuries et Max Mosley. Un mariage contre nature mais pour la bonne cause, la survie de la F1, en jetant un voile pudique sur les différends qui ne sont pas des pierres d’achoppements mais simplement des méprises personnelles. « Nous voulons que la F1 reste la F1, qu’elle ne devienne pas quelque chose de différent, qui change constamment et qui introduit la confusion dans l’esprit du public » a poursuivi Lucas Di Montezemolo en décrivant bien malgré lui l’inverse de la volonté de Max Mosley qui souhaite une F1 fondamentalement différente de celles des Ferrari, Toyota et autre BMW : standardisée à l’extrême, canalisant la créativité des ingénieurs, pourquoi pas vierge d’écuries appartenant à des constructeurs automobiles, low cost et qui se plait à modifier les réglementations et à faire parler de la F1. Pour faire du buzz selon l’expression à la mode – une philosophie qui fait généralement le bonheur de son acolyte, Bernie Ecclestone.

 

Ce sera donc une cohabitation sur le long terme plutôt qu’un divorce et son cortège de risques inhérents, plutôt qu’un grand saut dans l’inconnue. Faire le deuil d’un mariage de près de 20 ans (Mosley est devenu président de la FISA, ancêtre de la FIA, en 1991) passerait par l’éclatement des programmes sportifs des constructeurs ou par la création d’un championnat similaire parallèle à la F1. Mais la grande dame du sport autombile ne peut conserver son label sans Ferrari et rien n’indique que les constructeurs aient envie de se passer des services des hautes autorités (FIA et FOM) de la F1. L’accord ne saurait donc être loin.

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