|
Après une année de familiarisation avec l’équipe, pendant laquelle il a réalisé de grandes performances, l’Italien se sent motivé pour réaliser une saison exceptionnelle en 2006.
Entre Giancarlo Fisichella et le Renault F1 Team, les liens sont solides. Après une saison 2005 pendant laquelle l’Italien a témoigné d’un esprit d’équipe rare, la confiance est inébranlable. « Pour moi, aller à Enstone, c’est comme rentrer à la maison. », confie d’ailleurs l’Italien, « Mais j’ai pu constater les différences liées à l’arrivée de Renault. », dit-il, « L’usine est plus grande et le personnel plus nombreux. L’atmosphère, elle, n’a pas changé.»
Jugé de manière unanime par le paddock comme l’un des pilotes les plus doués de sa génération, « Fisico » n’avait jamais eu la chance de se glisser au volant d’une machine capable de jouer la gagne à la régulière avant 2005. La palette de ses talents est étendue et quelques coups d’éclat ont su, à plusieurs reprises, émailler une carrière qui passe désormais à la vitesse supérieure.
Au Brésil, en 2003, il décroche une victoire dans des conditions de piste épouvantables, au volant d’une modeste Jordan. Kimi Raikkonen est d’abord proclamé vainqueur, mais le trophée revient à Giancarlo deux semaines plus tard. Au volant, l’Italien transforme les machines les plus brutales du monde en instruments de haute précision. Là où d’autres se jettent dans le virage et se battent avec leur monoplace, Fisico cherche l’homogénéité. Grande classe.
En dehors de la voiture, Giancarlo est tout aussi mesuré, discret, posé. « Lorsque je ne suis pas dans un paddock, je ne parle pas de Formule Un. », explique-t-il. L’Italien est père de deux jeunes enfants et réside à Rome avec sa compagne, Luna.

Au-delà du pilotage, il cultive la passion du football. La générosité est également au programme. « Une victoire est un exploit personnel, mais c’est aussi important pour mon père, qui était à mes côtés dès mes débuts en karting, à l’âge de 8 ans. », sourit-il. Des premiers rêves de gamins au monde réel de la F1, il a su garder les pieds sur terre.
Giancarlo dispute sa 11ème saison de F1 en 2006. L’Italien, qui conjugue sagesse de l’expérience, don du pilotage et intelligence de la course, s’est distingué par son esprit sportif et son abnégation en 2005. Lorsqu’il a compris qu’il ne pouvait plus, mathématiquement, jouer la couronne mondiale, il a épaulé son coéquipier sans faillir.
Certains observateurs ont identifié la l’avant-dernière manche du championnat à Suzuka, où la victoire lui échappe au dernier tour, comme l’événement clé de sa saison. Chez Renault, cependant, les regards se portent plutôt sur le Grand Prix de Chine, qui s’est déroulé une semaine plus tard. Certains pilotes n’auraient pas su rebondir aussi vite après une telle déception. Giancarlo, lui, a mené une course parfaitement maîtrisée qui a permis à Renault de remporter le titre constructeurs. La preuve d’une rare force mentale.
Pour 2006, donc, les compteurs sont à zéro. Et les ambitions de ‘Fisico’ sont à la hausse. C’est donc en vainqueur potentiel qu’il aborde sa deuxième saison avec le Renault F1 Team. « Je me sens complètement intégré à l’équipe et je suis motivé comme jamais. La saison offre beaucoup de nouveautés et suis prêt à relever le défi. », dit-il, « Je suis prêt. »
Source: RenaultF1 |