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Après avoir renâclé à accorder sa voix au concert de louanges qui vantait les mérites de Lewis Hamilton en début de saison, Emerson Fittipaldi a décidé, après mûre réflexion et face aux statistiques du championnat du monde 2007, de se ranger derrière les inconditionnels du prodige Britannique.
« Lewis est très bon, très déterminé et il est le mieux placé pour gagner le championnat du monde. Il est concentré sur ses objectifs et a fait son trou même s’il est nouveau dans ce monde » concède Emerson qui refusa dans un premier temps de tomber dans le jeunisme, lui qui fut le plus jeune champion du monde de l’histoire jusqu’à l’avènement d’Alonso et une véritable icône nationale après avoir apporté au Brésil sa 1ère couronne mondiale, en 1972.
L’ascension d’Hamilton au sommet du spot automobile mondial aussi fulgurante soit elle n’a pourtant rien de commun avec celle d’un certain Emerson Fittipaldi. Le Pauliste, arraché à sa terre natale en 1969 pour trouver une place au soleil sur le vieux continent, ne possède qu’un aigre palmarès en Formule Vee brésilienne. 19 mois plus tard il est intronisé dans le cercle très fermé des vainqueurs de Grand-Prix (Watkins Glen 1970, Lotus) !
D’Alonso, Fittipaldi retient une certaine fragilité. L’image de roc de l’Espagnol s’est effritée depuis l’arrivée d’Hamilton au firmament de la hiérarchie mondiale.
« Fernando est très nerveux. Il doit absolument se concentrer sur son pilotage et ne pas se plaindre de Lewis. Il est talentueux et il devrait porter son attention sur une seule chose, son pilotage, il pourrait alors à nouveau redevenir compétitif » estime ‘Emmo’. |