|
Qualifié dans le top 10 du Grand-Prix de Bahreïn, Adrian Sutil a donné un coup de vieux singulier à l’ancienne image de Force India. Il paraît bien loin le temps où l’écurie de Silverstone était la lanterne rouge du championnat du monde de Formule Un. Il ne date pourtant que de six mois… Le redressement spectaculaire amorcé à Spa et Monza 2009 n’est pas resté sans lendemain.
Au soir des qualifications de Sakhir, Sutil espérait tirer avantage de son choix de pneus, les durs, à l’inverse de tous ses partenaires de Q3. L’Allemand n’a pas eu le temps de vérifier l’hypothèse, pris qu’il fut dans le nuage d’huile de la RB6 de Webber. Qu’il ne nourrisse pas de regret : contre toute attente, les ultra-tendres avaient la mainmise sur Bahreïn. La 9è place de Liuzzi est plus qu’un lot de consolation, explique le propriétaire de Force India, Vijay Mallya.
Globalement, Bahreïn fut un bon premier week-end avec une voiture dans le top 10 en qualifications et en course.
Je suis bien évidemment satisfait malgré ce qui est arrivé à Adrian au départ. Pour notre équipe, étant donné notre histoire et nos acquis, marquer des points dès la 1ère course est remarquable. Mais je pense que deux aspects m’ont fait une sacrée impression. En premier lieu notre rythme de course. Je pense que c’est un énorme témoignage pour une écurie aussi petite que la nôtre. Deuxièmement, on a dit tellement de choses sur Tonio. Il a non seulement fait ses preuves mais je pense qu’il a superbement piloté. Il a préservé ses pneus, il était rapide, et il ramène des points.
Adrian a eu un problème au départ bien sûr, mais il a très bien piloté après ça.
Il a été malchanceux. Malgré tout, il a fait un travail phénoménal en qualifications et il était également très rapide et toujours confiant pendant les essais libres. Se frayer un chemin jusqu’à la 12è place après être tombé à la 21è était un grand résultat. Il a également fait durer les pneus tendres plus longtemps qu’il ne s’y serait attendu et il a signé le 2è meilleur tour en course derrière Alonso. Je pense que globalement, j’ai toutes les raisons d’être heureux des performances de l’équipe. De plus, nous aurons une nouvelle évolution pour Melbourne.
Etiez-vous particulièrement content d’avoir une voiture en Q3 dès la première course ?
Pour commencer, vous devez être dans le top 10 pour marquer des points. Dire qu’on roulera devant les 4 grands – Ferrari, McLaren, Mercedes, Red Bull Racing – serait ambitieux de ma part mais frapper à leurs portes et être devant les autres est une perspective qui me ferait très plaisir.
Vous devez être heureux que la tendance qui était au progrès se soit confirmée.
Je pense que nous sommes très compétitifs. Tout se passe comme prévu. En 2009, j’avais dit que nous marquerions des points occasionnellement. Nous en avons marqués 13, c’est un total respectable. Cette année, j’ai dit que nous devrions être dans les points régulièrement. Nous avons ouvert notre score dès la 1ère course et je pense que l’opportunité d’en marquer régulièrement s’ouvre en grand devant nous. Je ne serais pas surpris que nous puissions viser un podium ou deux, avec un coup de pouce. L’année prochaine, nous devrons viser des arrivées solides sur le podium.
C’était la 1ère course sans ravitaillement. Qu’avez-vous pensé de son déroulement ?
Il est dur de se prononcer après seulement une course. Tout le monde en était réduit aux devinettes. Nous ne savions pas combien de temps les pneus dureraient et nous n’avions pas de données pour se faire une idée. Il faut donner aux règlementations une chance de faire leurs preuves et donner aux gens une chance d’apprendre à en faire le meilleur usage. Tout changer après une seule course serait une mauvaise réaction, voyons comment ça se passera en Australie et en Malaisie et nous déciderons alors s’il faut intervenir pour améliorer le spectacle. |