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En marge de son résultat sportif que pilotes, écuries et fans attendent fiévreusement car Sepang est le premier juge de paix de la saison, le Grand-Prix de Malaisie devra faire la lumière sur la controverse née des propos de Martin Whitmarsh, le week-end dernier à Melbourne. Le directeur de McLaren Mercedes avait déclaré être persuadé que plusieurs écuries du championnat du monde de Formule 1, dont Red Bull Racing, utilisaient un ingénieux système dont la vocation est de garantir une garde au sol optimisée en toute circonstance (qualifications avec peu d’essence à bord, ou départ de la course avec 160kg de carburant).
Sans jeter de l’huile sur le feu allumé par Martin Whitmarsh – et laissant même entendre qu’une astuce légale consistait à jouer avec la pression des pneus –, le directeur de Mercedes GP, Ross Brawn, a sagement appelé la Fédération Internationale de l’Automobile à légiférer en la matière. Red Bull Racing ne demande pas mieux… « McLaren a fait pas mal de commentaires ces derniers temps, que ce soit au sujet de la taille de notre réservoir d’essence, sur l’avenir de nos pilotes et maintenant sur un prétendu système dont l’auto serait équipée » a rappelé le directeur de Red Bull Racing, Christian Horner, à Autosport, en faisant référence 1) Aux dires de Ron Dennis sur le prétendu problème de carburant qui aurait provoqué l’abandon de Vettel à Bahreïn, 2) A l’hypothèse d’une retraite prochaine de Mark Webber soulevée par Lewis Hamilton, et enfin 3) A l’accusation à peine voilée de Martin Whitmarsh. « Il y a la preuve de l’existence d’un système qui permet de contrôler la hauteur de caisse, ce que beaucoup de gens pensaient interdit » avait déclaré Whitmarsh à la télévision Britannique, « Vous imaginez bien que nous travaillons d’arrache-pied sur le sujet ! »
Et Christian Horner de répliquer « Je suis catégorique, nous n’avons rien de tel sur notre auto. Il leur appartient de spéculer mais une clarification ferait du bien à tout le monde. Nous avons tendance à ignorer les commentaires des autres équipes mais ils démontrent que nous faisons bien quelque chose et qu’elles en ont besoin. »
Accusé et accusateurs étant d’accord sur un point – une clarification technique venant de la voie officielle – la FIA doit au moins réagir, au mieux s’exécuter. |