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Le GP d’Europe marquait le retour de la course après une pause de 4 semaines ; étiez-vous relaxé avant Valence ?
J’ai fait un bon break, je me suis principalement détendu avec des amis et en famille, près de chez moi, et je suis allé à Valence un peu avant que ce soit nécessaire afin d’être parfaitement reposé et prêt à entrer en action. En tant que pilote de F1 vous n’avez pas beaucoup de temps pour vous et j’étais donc heureux de pouvoir prendre une pause calme et d’éviter les voyages. En plus de me détendre je me suis entraîné physiquement, surtout à vélo.
Etait-il difficile de piloter dans la chaleur ?
Il faisait vraiment chaud et on s’en rendait compte depuis le cockpit. J’ai beaucoup travaillé ma préparation et je n’ai donc pas eu de problème mais ça pouvait être inconfortable sur une piste comme Valence où il faut se concentrer pleinement avec les murs de bétons qui vous entourent. Cette année était plus facile que l’année dernière car je n’étais pas malade, c’était donc moins épuisant.
Globalement, comment s’est passé le week-end ?
Difficile car nous n’avons pas été aussi performants que nous le pensions. La voiture était OK le Vendredi et nous étions assez confiants même si la hiérarchie ne nous était pas favorable. Malheureusement, le Samedi nous avons eu du mal dès les derniers essais libres et ça a continué en qualifications. Nous nous sommes donc retrouvés bien plus loin qu’attendu. Ça a rendu la chasse aux points très difficile et c’était donc décevante.
Que s’est-il passé en course ?
Mes chances de remonter dans les points se sont évanouies dès le premier tour lorsque j’ai souffert d’une crevaison après avoir été heurté par quelqu’un d’autre, par l’arrière. Le premier virage était serré et j’ai dû plonger à l’intérieur, puis j’ai senti un choc et il était évident que mon pneu arrière droit été crevé ; j’ai donc dû rentrer aux stands. Il n’y avait plus aucune chance de marquer des points après ça, mais j’ai continué d’attaquer autant que je pouvais car on ne sait jamais et aussi car il est utile de fournir à l’écurie le plus de données possibles.
Et votre meilleur tour en course ?
Comme je l’ai dit, j’attaquais autant que je pouvais, tout au long de la course, et ma vitesse était bonne. Même lors de mon premier tour après mon pit stop imprévu, lorsque j’avais beaucoup d’essence à bord, mes temps était de 1:41.7 ce qui était extrêmement rapide par rapport aux autres si l’on considère qu’ils avaient beaucoup moins d’essence. J’essayais donc de parfaitement exploiter l’auto et après mon 3è arrêt aux stands j’ai trouvé un bon rythme en ultra tendres. J’allais de plus en plus vite et après la course on m’a dit que j’avais signé le meilleur tour. C’est la première fois que j’y parviens en F1 et c’est donc un bon résultat, mais pour être honnête j’aurais préféré marquer des points !
Que pensez-vous des performances récentes de l’équipe en qualifications ?
Nous savons que c’est un point que nous devons améliorer et chacun travaille très dur pour essayer de tirer plus de performance de la voiture sur un tour. Notre vitesse est potentiel est bien plus élevé que celui des qualifications, par rapport aux autres voitures, et c’est frustrant car ça complique la recherche d’un bon résultat. A Valence, j’ai tout donné mais les pneus se sont effondrés dans les dernies virages et lorsque c’est très serré ça vous coûte beaucoup de temps en termes de positions sur la grille.
Quelles sont vos attentes pour le GP de Belgique ?
J’espère que nous serons forts. L’année dernière, j’avais franchi la ligne en 8è position mais j’avais écopé d’une pénalité en course, car les commissaires avait dit que j’avais doublé sous drapeaux jaunes. J’avais accepté la chose même si je n’avais pas le sentiment d’avoir fait quelque chose de répréhensible. Ce week-end je me battrai pour marquer des points afin d’effacer la déception. |