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Romain Grosjean a remporté un succès retentissant dans les rues de la Principauté de Monaco. Invaincu en qualifications, en course et dans l’exercice du tour rapide, le Français n’en menait pourtant pas large à quelques secondes du départ, lorsque le spectre de l’abandon commençait à se profiler…
« A l’ouverture de la voie de stands, je suis parti pour faire un tour d’installation comme on dit dans le jargon et là, tout de suite, j’ai senti que ça n’allait pas. L’accélérateur était coincé… » explique le pilote Barwa Addax, « Donc ça a été plutôt musclé de ramener la voiture au stand dans les rues de la Principauté. Là, mes mécanos m’attendaient… Ils ont à peu près tout démonté pour essayer de comprendre le problème et le régler avant le départ. Le temps filait et nous sommes finalement allés nous positionner en grille alors que le problème n’était toujours pas réglé. Je m’étais résigné à partir comme ça et voir ce que je pourrai tirer de l’auto dans ces conditions. Un peu dommage quand on part en pôle mais il était tout simplement hors de question pour moi de déposer forfait ! »
« Finalement mes mécanos ont trouvé la solution à moins de deux minutes du tour de formation ! Un sacré soulagement… Bon, moi je suivais tout ça depuis mon cockpit, j’essayais de garder mon calme mais avec toute cette agitation autour de ma caisse, j’avoue que ça n’avait rien d’évident ! Du coup, j’ai pu m’élancer pour le tour de formation… mes pneus étaient froids, mes freins aussi et il n’y avait rien de sûr dans cette solution miracle de dernière minute… autant dire que je n’abordais pas le départ dans les meilleures circonstances mais finalement tout s’est déroulé selon le plan : un bon départ, j’ai su contenir Petrov et ensuite j’ai gardé un bon rythme. »
Le départ de la seconde course GP2 Europe de Monaco sera donné sur les coups de 16h. Après Superman et Spiderman, Romain a étudié la gestuelle de Batman, au cas où un authentique exploit viendrait définitivement asseoir sa suprématie dans la discipline. |