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Lewis Hamilton est l’une des victimes du premier rang des qualifications du Grand-Prix du Brésil. Malgré un premier tour probant qui lui permettait de se positionner en haut de la hiérarchie, le champion du monde en titre n’a pas évité le couperet des Q1. L’eau ayant quelque peu évacué la trajectoire, Lewis chutait au 16è rang à 7 minutes du terme des Q1. Il était prévenu par radio que la pluie ferait son retour dans les 5 dernières minutes de la 1ère phase des qualifications et en a profité pour changer de pneus et reprendre la piste. Le timing était parfait, mais pas son package… Outre la piste, détrempée et truffée de flaques et de rigoles, l’Anglais devait composer avec un set-up audacieux, spécifique à une piste sèche !
« Les conditions étaient horribles. Mais notre voiture était lamentable. C’est une performance très faible de notre part. Nous ne pouvions pas rouler plein gaz dans les lignes droites, c’était aussi terrible que ça » explique Lewis Hamilton en révélant en guise de conclusion, « Nous n’avions pas de set-up pour la pluie, ce qui a probablement contribué à notre déroute. »
Le choix peut paraître surprenant de prime abord. Il reflète la stratégie agressive de McLaren Mercedes qui fait confiance à sa station météorologique : la course devrait se dérouler en grande partie sur piste sèche. Les pilotes devant prendre part au Grand-Prix avec les mêmes réglages que ceux des Q3, Lewis a pris le pari de se qualifier dans le top 10 avec une MP4-24 réglée dans une configuration de piste sèche.
« Nous nous sommes peut-être trop focalisés sur les conditions de piste de demain puisque l’on a anticipé un GP sur le sec. En conséquence, nous n’avons pas donné à nos pilotes une voiture capable de passer les Q1 » renchérit Martin Whitmarsh, directeur de McLaren Mercedes. « Nous ne baissons pas les bras et essaierons de marquer des points demain en adoptant peut-être des réglages moins risqués que si nous étions partis du haut de la grille. »
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