|
D’incident il n’y eu pas. Toute la question est de savoir s’il faut attendre qu’il y en ait un pour agir ou s’il faut laisser deux fortes personnalités faire le spectacle pour le plus grand plaisir des téléspectateurs du championnat du monde de Formule Un. Lorsque deux grands attaquants comme Lewis Hamilton et Sebastian Vettel se rencontrent dans un petit périmètre, au volant de leur F1 et qu’ils se battent pour le gain d’une place dans un Grand-Prix, ça fait des étincelles !
Au 5è tour, Hamilton et Vettel s’engouffraient dans cet ordre dans les stands pour troquer leurs Bridgestone slicks contre des enveloppes sculptées. Red Bull Racing était plus prompte que McLaren Mercedes et les deux hommes se sont retrouvés côte à côte. Vettel a légèrement obliqué vers la droite pour intimider Hamilton qui a patiné sur les bandes de peintures blanches et bleues. Il n’y a pas eu contact ni infraction au règlement, aucune limite de vitesse n’a subi un outrage. Mais le collège des commissaires de course – dont Alexander Wurz est le représentant des pilotes en Chine – a décidé de mener une enquête, certainement alarmé par l’effet particulièrement télégénique de la passe d’armes.
Lewis Hamilton estime quant à lui qu’il ne s’agissait que d’un fait de course normal. Amputer une épreuve et les pilotes de ce droit d’agressivité contrôlée serait mal venue pour le spectacle et Lewis s’est d’ailleurs dit étonné que l’on se penche sur la situation avec autant d’insistance. « En ce qui me concerne, c’était OK » a déclaré Lewis Hamilton. « L’équipe m’a relâché au moment qu’elle a jugé bon, j’ai eu un peut de patinage en quittant mon emplacement et j’ai remarqué que Sebastian était là, il m’a un peu poussé sur la droite mais c’est OK ! » |