|
Automoto365.com avait pris l’engagement dès l’arrivée d’Hamilton en Formule 1 : la question n’est pas de savoir s’il sera champion du monde un jour, mais quand. Lewis a bien failli devancer l’appel lorsqu’il s’est présenté dans la dernière ligne droite du championnat 2007 avec une avance mathématique colossale sur Kimi Räikkönen (17 points et 2 Grand-Prix à disputer) et avec un double champion du monde d’équipier KO debout après avoir fracassé sa McLaren Mercedes contre un rail du Fuji Speedway.
Pourtant, cette dernière ligne droite – de Shanghai à Interlagos – n’a pas été le chemin le plus court vers le titre pour le Britannique. Hamilton et McLaren Mercedes ont pris des tournants en forme de cul-de-sac : un refus de changer des pneus usés jusqu’à la corde en Chine et une inexplicable hargne au Brésil, suivie d’une défaillance mécanique qui ont précipité la chute de Lewis dans le classement. L’exploit qui tendait les bras à Lewis et qu’il avait savamment bâti tout au long de la saison – un sacre dès sa 1ère année au plus haut niveau – s’est transformé en cauchemar.
Douze mois plus tard, Hamilton fait son mea culpa. Il reconnaît avoir craqué sous la pression mais promet qu’on ne l’y prendra plus. « Je me souviens que l’année dernière j’étais sur la défensive en abordant la finale de la saison. Je subissais tellement de pression… J’avais le sentiment que tout le pays, que le monde entier comptait sur moi… J’ai fait plusieurs erreurs et nous avons dégringolé au classement » a avoué Lewis Hamilton à l’Observer an assurant son interlocuteur qu’il avait tiré les leçons du passé. « Cette année je suis mieux préparé car j’ai l’expérience de la chose. La leçon a été apprise et elle m’a servi cette année. Tous les problèmes que j’ai rencontrés la saison passée, et toutes les expériences m’ont également servi. Cette année, après des problèmes comme celui du Canada, je pense que j’ai appris à prendre le temps, à ne plus précipiter les choses, à ne pas prendre trop de risques, à faire simplement ce qu’il est nécessaire de faire, à être 100% et non 110%. »
Hamilton avait déjà tenu ce discours rassurant au lendemain du GP de Singapour. Sachant Felipe Massa exclu de la course aux points, il avait sagement patienté derrière David Coulthard – dont il était intrinsèquement 2 secondes plus rapide par tour – pour marquer des points importants dans l’optique du championnat. Lewis était convaincant dans le verbe et sur la piste et ses bévues du début de saison semblaient définitivement appartenir au passé… Jusqu’au départ du GP du Japon où il tenta dans l’urgence de reprendre le leadership du Grand-Prix alors que son seul rival au championnat, Felipe Massa, n’était pas une menace.
A Interlagos, Lewis passera un test vérité. La pression sera sur ses épaules et non sur celles de Felipe Massa. Devancé de 7 points au championnat, le Brésilien n’a rien à perdre et peut se permettre toutes les audaces stratégiques. Lewis devra au contraire trouver le juste milieu entre conservatisme et agressivité, sans jamais perdre de vue que son objectif s’appelle le titre et non la victoire au Brésil, que son rival a pour nom Massa et non Räikkönen ou Alonso. |