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27 Sept - 13:26
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Hamilton met les points sur les i pour Alonso

Fernando Alonso le reconnaîtra plus tard, mais l’arrivée de Lewis Hamilton chez McLaren lui aura finalement fait énormément de bien. Le double champion du monde a dû se remettre en question sur la piste et en dehors au contact d’un surdoué qui manie le volant, la communication et les relations humaines avec la même dextérité. Alonso a cette force inestimable de se nourrir de ses échecs et d’en ressortir plus fort et plus déterminé que jamais. L’Asturien avait posé les premiers jalons de cette qualité rare en 2004.

 

A l’époque Fernando était dominé par son équipier chez Renault, Jarno Trulli. Il avait touché le fond à Monaco en tentant de déborder Ralf Schumacher sous le tunnel, puis en s’en prenant vertement à l’Allemand selon un méthode éprouvée qui veut que celui qui crie le premier et le plus fort est la victime. Alonso était bien le fautif dans l’affaire et une fois son fiel déversé – et une fois débarrassé de Trulli grâce à Flavio Briatore – Fernando avait su apprendre la leçon et revenir plus fort en 2005.

 

En 2007, Alonso aura appris à puiser dans ses réserves techniques et morales pour ne pas se laisser distancer par un Hamilton étonnant d’aisance et dont le style de pilotage s’accorde mieux avec les pneus Bridgestone. Fernando n’a eu aucune retenue ni aucun scrupule pour parvenir à ses fins mais depuis Monza il est à nouveau habité par la confiance et la motivation. Le syndrome Hamilton est évacué, et la FIA l’a épargné. Une chance inespérée que le miraculé goûte à sa juste mesure et qui se traduit sur la piste et dans son approche d’un week-end de course.

 

Dans l’exercice de la communication, Fernando a cependant toujours une longueur de retard sur Lewis, qui a eu l’intelligence de prendre les devants pour expliquer que la passe d’armes musclées de Spa ne devrait pas se reproduire. « Nous devons tous les deux faire attention et nous rappeler que nous sommes équipiers » a habilement déclaré Hamilton en déplaçant le débat sur le thème de l’intérêt d’entreprise, « Je lui parlerai probablement plus tard ce week-end car je ne l’ai pas fait depuis la dernière course et j’ai mon opinion sur ce qui s’est passé lors de la dernière course » poursuit le Britannique en évoquant à la bousculade du premier virage du GP de Belgique où Alonso l’avait forcé à une excursion hors piste.

 

« Dorénavant je ferai bien plus attention à lui lorsqu’il sera près de moi. Je pilote de manière à conserver la voiture sur la piste et à être juste avec tout le monde, mais s’il veut être aussi agressif alors je peux l’être tout autant que n’importe qui. Mais je ne prendrai pas de risque insensé » poursuit Lewis en jouant sur le registre de l’intelligence et en tentant de déplacer la pression dans le camp de son adversaire, « J’ai le sentiment de n’avoir rien à perdre. Il est le champion sortant qui doit défendre son titre et il devrait donc avoir plus de pression que moi. »

 

« Mais il a été très fort lors des 2 dernières courses. Je ne sais pas s’il a largué du lest ou s’il ne sent plus la pression de la part de l’équipe ou quoi. Il semble soudainement heureux dans l’équipe, ou au moins en paix avec lui-même » conclut Lewis dans une phrase sibylline alors que certains observateurs éclairés ont noté la concomitance entre la nouvelle et subite sérénité d’Alonso et l’assurance que l’Espagnol a reçu de la FIA : ses exactions dans l’affaire d’espionnage ne seront pas passibles de poursuite…

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