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Lewis Hamilton n’aurait probablement jamais pu remporter la 65è édition du Grand-Prix de Monaco. La défaite du Britannique a été échafaudée le Samedi et non le jour de la course, avec une surcharge en carburant dans la dernière phase des qualifications, équivalente à une perte de 3 dixièmes de seconde au tour – soit grosso modo l’écart qui le séparait de la pole position de Fernando Alonso. Une pole étincelante que l’Espagnol n’a pas volée, et qu’il aurait pu faire sienne sans l’intervention des stratèges de Woking.
L’issue de la course s’est donc jouée le Samedi et au moment du départ. Deux phases où Hamilton a parfaitement rempli son rôle. Dans le dernier tiers de la course, l’âme du compétiteur a cependant pris le dessus sur la sagesse que McLaren Mercedes essayait de faire entendre à son pilote Britannique. Peut-être frustré de n’avoir pas pu se battre avec Alonso à armes égales mais aussi et surtout parce que la compétition et la soif de victoire sont ses moteurs, Lewis s’est piqué au jeu du chat et de la souris après la seconde salve de ravitaillement. Interdit de combattre Alonso en qualifications et au départ, Hamilton a entrevu la possibilité de tenter de le pousser à la faute en fin de course.
L’écart qui le séparait du double champion du monde a fondu comme neige au soleil – grâce en partie à la négligence de Jarno Trulli, qui a trop longtemps fait obstruction au passage de la flèche d’argent n°1. 4 secondes au 54è tour, 0,7 cinq boucles plus tard. Tel un requin ayant repéré le sang de sa proie, Lewis a redoublé de célérité et d’agressivité. Il s’est faufilé entre les rails avec un surcroît de combattivité – allant jusqu’au contact en plusieurs occasions. Des touchettes qui apportèrent de l’eau au moulin de Ron Dennis, qui a dû lui-même intimer l’ordre à Lewis de refreiner ses ardeurs, le Britannique refusant d’obtempérer aux ordres de son ingénieur, Phil Prew ! |