|
Magistral en Australie, emprunté en Malaisie et à Bahreïn, Lewis Hamilton a retrouvé de sa superbe en Espagne. Le Britannique a retrouvé le podium en Catalogne et se maintient dans le sillage de Räikkönen au championnat. Au-delà du résultat brut, le premier archer des flèches d’argent se dit ravi d’avoir pu rester au contact des deux bolides rouges.
Le point fort des McLaren Mercedes par rapport aux Ferrari est leur faculté à tirer la quintessence de leurs pneumatiques dès le premier tour lancé. En d’autres termes, c’est lors des qualifications qu’Hamilton et Kovalainen doivent tenter de construire leur victoire, raison pour laquelle les deux hommes se disaient quelque peu déçus par leur positionnement sur la grille de départ du Grand-Prix d’Espagne (5è et 6è).
Le lendemain, la bonne surprise est venue du rythme de course des MP4-23. Dépassées par les évènements en Malaisie et à Bahreïn, les flèches d’argent n’ont pas fait pâle figure en Catalogne. « On peut certainement se déclarer surpris car même si les Ferrari étaient très rapides, les qualifications étaient très disputées. Nous avions le sentiment qu’elles étaient un peu plus légères que nous, peut-être d’un ou deux tours, mais nous étions tous très proches les uns des autres » constate Hamilton.
« J’étais très heureux de l’équilibre de la voiture, j’ai pu maintenir un bon rythme et rester avec les Ferrari » rajoute Lewis. Pourtant et comme le soulignait Räikkönen à l’issue de son 17è succès en Grand-Prix, l’écart sous le drapeau à damiers aurait été plus grand sans la double intervention de la voiture de sécurité. En fin de parcours, le Finlandais en avait encore sous la pédale et pensait avant tout à préserver son moteur en vue du GP de Turquie, véritable tortionnaire des blocs propulseurs.
Le véritable écart entre les Ferrari et les McLaren Mercedes a pu être mesuré après la dernière neutralisation. Les F2008 devaient tailler la route pour se mettre à l’abri d’une mauvaise surprise et ont effectivement rapidement pris la poudre d’escampette. De 2,9 secondes au 31è tour, l’avance de Räikkönen sur Hamilton s’est accrue de 3 à 5 dixièmes de seconde par tour jusqu’à la dernière fenêtre de ravitaillement – on retrouve le même écart dans les records du tour. En pneus durs, la MP4-23 a plus rapidement trouvé son rythme de croisière, mais la messe était dite. Contrairement à Sepang et Sakhir, les McLaren Mercedes n'ont pas enregistré de contreperformance, mais dans la configuration actuelle, sur une piste abrasive et peuplée de grandes courbes, Ferrari conserve encore un net avantage. |