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Lewis Hamilton pourrait entrer de plain-pied dans l’histoire de la Formule 1 en gravant son nom au palmarès de la discipline dès sa 1ère saison. Contrairement à d’autres avènements, celui de Lewis ne souffrirait pas d’un manque de concurrence. Avec Räikkönen, Massa, Alonso en mesure de disputer la vedette au Britannique, mais aussi des pilotes du calibre de Kubica, Heidfeld, Button, Rosberg, Sutil ou Kovalainen, la F1 tient l’une de ses plus belles générations.
Que Lewis soit couronné ou non, son ascension fulgurante aura marqué les esprits et les statistiques. Le néophyte n’a pas réussi à se propulser au firmament du sport automobile avec son seul coup de volant. Hamilton a une tête bien faite et bien pleine. Il a su garder le cap toute la saison malgré le déferlement des tempêtes – la rivalité avec son double champion du monde d’équipier atteint son paroxysme, l’espionnage industriel aurait pu le déstabiliser, sa brouille passagère avec Ron Dennis le déconcentrer. Lewis le gardera également alors que l’on aborde la dernière ligne droite de la saison et qu’Alonso grignote son retard lentement mais sûrement depuis 3 Grand-Prix. De 7 unités au soir de la Hongrie, il s’est réduit à 2 à la veille du GP du Japon.
« Il est primordial de resté calme et relax et de se rappeler qu’il ne s’agit que de ma 1ère année en F1. Je n’ai que 22 ans » rappelle Lewis en expliquant que s’il ne respecte pas ce pré-requis il pourra dire adieu au titre. « Réaliser que je pouvais gagner en F1 et même décrocher le titre fut une expérience étrange ; C’est même phénoménal ! C’est très serré à l’heure actuelle et il serait fantastique de gagner, mais il faut garder la tête froide. » |