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Après ses meilleures qualifications 2009, BMW Sauber a obtenu son meilleur résultat de la saison grâce aux 4è et 5è places de Robert Kubica et Nick Heidfeld. Les 9 points de BMW Sauber lui permettent de déloger Renault de la 7è place du classement Constructeurs. L’histoire Belge aurait pourtant pu tourner au vinaigre pour les deux sociétaires de l’écurie de Munich. Nick Heidfeld a été percuté par Trulli à la Source, ce qui lui a fait perdre quelques places dans la mésaventure mais le pire restait à venir aux Combes. En en sortant, Heidfeld avait été rejeté derrière Webber qui était moins véloce que lui mais impossible à doubler. Pour Nick, tout était une question de pari, celui du choix des pneus.
Quant à Robert Kubica, il a effectué l’intégralité du Grand-Prix avec un aileron avant endommagé, conséquence d’un léger contact avec Räikkönen à la sortie des Combes, lorsque le Finlandais avait mis deux roues au-delà du vibreur.
Robert Kubica (4è à 9,9 secondes) :
J’ai pris un bon depart et j’étais 2è dans le 1er virage mais j’ai été surprise de voir Kimi à côté de moi dans l’Eau Rouge. En approchant du 5è virage il a freiné très tard et est sorti trop large. C’était un moment délicat ; il est revenu en piste devant moi et j’ai joué la carte de la prudence car nous avons assisté à beaucoup d’incidents à cet endroit ce week-end. Nous nous sommes légèrement touchés mais j’ai pu poursuivre ma route. Il me manquait parfois un peu de vitesse mais c’est bon de se battre de nouveau pour le podium. Ce résultat nous rapporte beaucoup de points et démontre que nous sommes rapides sur les circuits nécessitant peu d’appuis ce qui est de bon augure pour Monza. Nous devons cependant comprendre pourquoi l’auto était meilleure en qualifications.
Nick Heidfeld (5è à 11,2 secondes) :
C’est un bon résultat pour l’équipe mais je dois avouer que je suis déçu. En partant 3è j’avais de grands espoirs mais j’ai perdu la course dans le premier tour. Avant la course j’hésitais à choisir les pneus durs ou tendres. Les durs étaient plus rapides mais pas les meilleurs pour monter en température. Le soleil brillait et j’ai donc choisi les durs… mais je l’ai payé cher. Après le départ, j’ai freiné plus tard que Jarno à la Source mais j’ai pedu du terrain car les pneus ne chauffaient pas assez. En haut de la montée vers le virage 5 plusieurs voitures étaient dans les graviers, y compris la mienne, et c’est là que j’ai encore perdu plusieurs places. Plus tard, j’ai dû bloquer mes freins pour éviter de rentrer dans Mark en ressortant de mon pit stop mais j’ai pu le dépasser immédiatement, en piste. Mon rythme était bon pendant le dernier relais et j’ai comblé l’écart qui me séparait de Robert. Mais même si j’étais plus rapide, le dépasser était impossible car dès que vous êtes à moins de 2 secondes d’une autre voiture vous commencez à perdre des appuis et à glisser. |