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Damon Hill pense que Ferrari ne sera pas doublement sanctionnée par le Conseil Mondial du Sport Automobile qui se réunit ce jour à Paris pour auditionner l’écurie de Maranello dans le cadre de l’enquête ouverte sur la consigne de course qu’elle a donnée à ses pilotes à Hockenheim.
D’après le directeur du BRDC (British Racing Drivers Club) qui a officié cette année en tant que membre du collège des commissaires, Ferrari ne mérite pas une double peine (elle a été condamnée à verser $100.000) et sortira indemne de la salle de réunion Parisienne. « Montrer ses muscles parce qu’on peut le faire n’est pas toujours très sage » prévient Damon au sujet du Conseil Mondial, « Je ne pense pas qu’une punition aussi forte [retirer ses points à Ferrari et Alonso] serait adapté à ce crime. »
Hil estime notamment que la réglementation n’est pas suffisamment claire sur le sujet épineux des consignes de course dont plusieurs ont été données au vu et au su de tous ces dernières années, mais avec plus de tact que le cheval cabré qui s’était subitement mué en bourrin de la politique sportive. « Les écuries n’appliquent pas officiellement de consigne de course mais nous les suspectons tous de donner des indications aux pilotes sur la manière dont il devrait performer et ça ne peut pas être pris pour un ordre » estime le champion du monde de Formule Un 1996 dans les colonnes du Telegraph. « C’est un problème qui resurgit régulièrement depuis pas mal de temps et qui n’a jamais été réglé. Mais je pense que Ferrari pourrait s’en tirer car les règles ne sont pas claires. C’est là que le sport ne se fait pas une bonne publicité. Il a besoin que les médias fassent un cirque pour faire les changements nécessaires. » |