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Les conditions de piste ont balayé tous les scénarii possibles ou presque ce matin à Hockenheim pour l’ultime séance d’essais libres du Grand-Prix d’Allemagne. D’humide, la piste est passée à légèrement glissante puis à sèche. Les pilotes ont pu tester leurs packages avec les pneus Intermédiaires, slicks durs et slicks tendres. De cette triple confrontation il ressort que la lutte pour la pole position devrait être une lutte acharnée entre les duettistes de Red Bull Racing avec pour outsider le tandem de la Scuderia Ferrari. Vettel est l’auteur de la meilleure performance du week-end mais Alonso le suit à 2 dixièmes. La meilleure des Mercedes GP et des McLaren est reléguée à 1 seconde.
Météo : Pluie fine en début de séance
Air : 18-20°C
Piste : 19-24°C
Vent : 1,9-4,8 m/s
Humidité : 69-81°C
Le circuit d’Hockenheim étant douché par une légère averse peu de temps avant le début de la 3è séance d’essais libres, la trajectoire est mi-sèche mi-humide et sortir de cette ligne est proscrit pour les pilotes. La piste est déclarée humide par la direction de course et les tours d’installation réservent quelques surprises et navigations au jugé pour certains des 24 pilotes du plateau, dont le virtuose de la pluie, Adrian Sutil, auteur du meilleur temps hier matin et qui fait une excursion impromptue dans un bac à graviers, heureusement sans conséquence. La piste se gorge lentement mais sûrement d’eau pendant que la température de la piste chute de 23 à 19°C. Autant de facteurs limitant pour la performance et la recherche de réglages qui invitent les pilotes à trouver refuge dans leur garage.
« Les conditions sont très difficiles. Certaines parties du circuit sont sèches et d’autres humides » observe le directeur technique de Lotus, Mike Gascoyne, « C’est trop sec pour les pneus intermédiaires et pas assez pour effectuer des tours productifs en pneus secs ». En conséquence, Lotus et plusieurs autres écuries utiliseront les Intermédiaires en première intention, « Au cas où on en est besoin pour les qualifications » précise Gascoyne. En pneus Intermédiaires, Sebastian Vettel est le premier à s’attaquer au chronomètre. L’Allemand entame une série d’une dizaine de tours par un timide 1:29.911 et y met un point final par un plus probant 1:24.988.
A mi-séance, ils ne sont que 11 à avoir bouclé un tour lancé. Parmi les ténors, seuls Vettel et Alonso (1:27.338) se sont aventurés en piste. La panique gagne le clan Force India lorsqu’Adrian Sutil est subitement privé d’embrayage et rentre aux stands au ralenti. Un changement de la boîte entraînerait un recul de l’Allemand de 5 places sur la grille de départ mais la source de problème est finalement logée dans la transmission. Son programme de la matinée est quoi qu’il en soit ruiné et Adrian ne reprendra plus la piste de toute la séance. Le dernier chapitre des Bridgestone intermédiaires est écrit par Felipe Massa (1:24.017). Constatant l’usure prononcée de ses enveloppes (seule l’épingle et le virage 9 sont encore humides), la Scuderia Ferrari demande à son pilote de ralentir et de les économiser en vue d’une possible sollicitation du cheptel de pneus Intermédiaires pendant la course (les pilotes disposent de 3 trains de Pluie et de 4 d’Intermédiaires pour la totalité du week-end). A 22 minutes du drapeau à damier, la plupart des pilotes attend que la piste autorise la monte d’un train de pneus slicks. 9 d’entre eux, parmi lesquels Webber et Hamilton, n’ont toujours pas effectué le moindre tour chronométré.
Sébastien Buemi est le premier téméraire à défier Hockenheim avec des pneus dépourvus de sculpture. Le Suisse démontre le bienfondé de la stratégie en s’emparant du meilleur temps (1:23.364 puis 1:21.369). Le ton est donné et tous les packages pilotes/voitures valides se ruent en piste avec les Bridgestone durs qui développent du graining et peinent à monter dans la fenêtre de température optimale. L’adhérence de la trajectoire et l’efficacité des pneus durs augmentent au fur et à mesure des tours et les temps tombent en même temps que l’humidité qui a perdu 10% depuis le début de la séance. Massa enregistre la meilleure performance en pneus durs (1:17.171) devant Hamilton (1:17.600) et Rosberg (1:17.649). En pneus tendres, le maître des lieux s’appelle Sebastian Vettel. L’Allemand signe une prouesse dans son dernier tour et se ménage une avance de près de 3 dixièmes sur Alonso, 6 sur Webber et 1 seconde sur les Mercedes GP et McLaren.
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