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Les voyants d’Hockenheim passent les uns après les autres au rouge. Le circuit qui a accueilli 31 Grand-Prix d’Allemagne depuis 1970 expliquait l’année dernière que ses comptes, eux aussi dans le rouge, ne permettaient pas d’assurer la pérennisation de l’évènement dans le Lander du Baden Württemberg.
Une nouvelle phase a été franchie cette semaine lorsque le Conseil de la ville d’Hockenheim – qui est actionnaire du circuit à hauteur de 94% – a décidé à l’unanimité de fermer la planche à billets pour un Grand-Prix qui ne cesse d’être déficitaire (plus de €6 millions en 2008).
Le salut d’Hockenheim ne peut venir que de Bernie Ecclestone, mais il faudrait pour cela que le grand argentier de la F1 revoit ses émoluments à la baisse et prenne en compte la récession. La président de la FOM applique annuellement une hausse des droits que les organisateurs de GP doivent verser aux Détenteurs des Droits Commerciaux. L’inflation a varié de 5 à 15% ces dernières années.
On imagine mal la nation qui fournit à la Formule Un 2 constructeurs (BMW et Mercedes) et 5 pilotes, dont certains font partie des grands espoirs (Vettel, Rosberg, Sutil, Heidfeld, Glock), se passer d’un Grand-Prix national. Le Nürburgring, qui sera l’hôte du 56è GP d’Allemagne, le 12 Juillet prochain, pourra-t-il reprendre seul le flambeau ou un plan de sauvetage sera-t-il mis en place pour assurer l’alternance avec Hockenheim ? |