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29 Juillet - 15:44
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Hockenheim – Qualifications : Première Pole de l’année pour Räikkönen !

C’est au moment le plus opportun que Kimi Räikkönen a sorti le grand jeu. La 9è Pole Position de sa carrière – la première depuis le GP de Turquie 2005 ! – tombe à pic, devant le public et les huiles de Mercedes venus en masse sur le circuit d’Hockenheim, ceci pouvant expliquer cela…

 

McLaren qui s’était fait une spécialité de gaver sa MP4-21 de carburant au moment des qualifications – une réminiscence de sa supériorité intrinsèque de la saison passée – a décidé depuis quelques courses d’inverser sa tactique du tout au tout, afin d’avoir une chance d’abattre un joker et de pointer aux avant-postes dès le début de la course. Sa stratégie du jour fut probablement plus proche de cette formule agressive que du conservatisme du début d’année, tellement prudent qu’il en devenait dangereux.

 

 

                       

 

 

Moins fringante que sa devancière, la flèche d’argent version 2006 a sérieusement progressé depuis plusieurs semaines, comme en attestent les derniers essais privés de Jerez de la Frontera. La séance de qualifications de Räikkönen fut un modèle du genre : deux premières phases passées sans encombre et une grande patience dans le box avant de s’élancer en piste pour la Super Pole, pendant que Ferrari et Renault s’intimidaient une fois de plus au bout de l’allée des stands. Parti derrière tout le monde car ne devant pas brûler énormément de carburant, Kimi a imprimé un rythme d’enfer aux qualifications du Grand-Prix d’Allemagne : 1:17.6 lors de son premier passage, soit une seconde de mieux que Michael Schumacher.

 

Kimi était le premier à rentrer aux stands pour monter des pneus neufs, un tour avant le gros de la troupe. 1:14.070 après son out lap, il faisait voler en éclat toutes les performances de choix signées jusque là ; dire qu’elles étaient nombreuses relève du doux euphémisme. Kimi a battu sa Pole 2005 de 3 dixièmes et personne n’a pu venir contester sa suprématie malgré une dernière chevauchée à bride abattue et avec moins d’essence à bord des montures, qu’elles soient 248 F1 ou R26.

 

Räikkönen fut le seul des acteurs de la Super Pole à améliorer son temps par rapport à la deuxième phase des qualifications, des Q2 qui avaient vu la Ferrari de Schumacher descendre sous la barrière des 1:14 (1:13.778). Paradoxe du nouveau système de qualifications, le plus rapide de la journée ne s’élancera pas de la Pole Position. A l’instar de tous ses collègues de Super Pole hormis Kimi, Schumacher a en effet tourné une demie seconde moins vite en Super Pole qu’en Q2. Une constatation qui va dans le sens d’une tactique agressive des flèches d’argent.

 

 

                       

 

 

Placé sur le côté sale de la piste en première ligne, Schumacher devra se méfier de son propre équipier, Felipe Massa, situé à l’intérieur de la 2è ligne de la grille, mais aussi de Jenson Button, affamé de bon résultat depuis Melbourne. Pour la deuxième fois en trois courses, Alonso subit la loi de l’autre sociétaire de l’écurie au losange et ne s’élancera que de la 7è place de la grille de départ. Une chance pour l’Espagnol, Ralf Schumacher n’a pu participer à la Super Pole avec toutes les cartes en main. Alors que la première moitié des qualifications battait son plein – une tranche de la séance dévolue à la consommation de carburant et non à la prise de risque – Pedro De La Rosa virait très au large à l’amorce de l’épingle, laissant croire à Ralf qu’il pouvait se défaire de la MP4-21 à la corde.

 

Alors qu’il entamait sa manœuvre de dépassement en toute sérénité, l’Allemand voyait la porte se refermer brutalement sur sa TF106B. Une bévue qui aurait attiré les foudres sur un certain Juan Pablo Montoya, que De La Rosa remplace depuis Magny-Cours… monoplaces au ralenti, Ralf et Pedro rentraient aux stands pour donner une nouvelle jeunesse à leur montures blessées. Le pilote Toyota n’en repartira que 5 minutes plus tard, à temps pour éviter la dernière ligne de la grille, mais avec l’obligation de rouler avec plus d’essence que prévu.

 

 

                     

 

 

Q1 :

 

Il fait 29°C dans l’air et 47°C au sol lorsque les deux Toyota et les deux Williams donnent le top départ des qualifications, sur les coups de 14h. Ralf Schumacher est le plus véloce des quatre pilotes Bridgestone et le reste plus de 10 minutes, le temps que les drapeaux rouges soient rentrés. Scott Speed a perdu le contrôle de sa STR01 en roulant sur l’herbe à l’extérieur du vibreur du premier virage. Son embardée se termine par un bras de fer carbone/béton sans surprise remporté par le mur de protection du circuit d’Hockenheim, qui laisse apparaître à cette occasion quelques carences en matière de sécurité.

 

Une fois la piste dégagée, les ténors se mettent en action et s’extirpent tous du piège qui ne demandait qu’à se refermer sur un favori. La plus grosse sensation vient de Takuma Sato, qui permet à Super AguriF1 de devancer MidlandF1 sur la gille de départ à la régulière. Liuzzi, Albers, Sato, Monteiro, Yamamoto et Speed sont les éliminés du premier rang.

 

 

                     

 

 

Q2 :

Aucune véritable surprise lors des Q2. Les BMW-Sauber sont en retrait et confirment les craintes exprimées la veille. Jarno Trulli fait également partie des éliminés. L’Italien n’a pas tenté le diable et a préféré économiser ses gommes. Il perdra en effet 10 places sur la grille de départ, à la suite du changement de son bloc propulseur entre la dernière séance d’essais libres et les qualifications. Les deux Williams et Klien complètent le tableau de chasse des Q2. Aux avant-postes, les Ferrari ont frappé fort et les Renault inquiètent. Une tendance qui sera confirmée quelques instants plus tard, par le scénario de la Super Pole.

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