|
Les 12è qualifications du 61è championnat du monde de Formule Un devraient livrer le même verdict que 10 des 11 précédentes : Red Bull Racing ne semble pas avoir de rivale à sa hauteur lorsque les monoplaces sont réglées pour boucler un tour lancé unique le plus promptement possible. Dès lors et sur un circuit réfractaire aux dépassements, il reste aux Ferrari, Renault et autre McLaren à faire le meilleur compromis entre positionnement sur la grille et réglages de course, lesquels sont souvent plus probants sur la F10 et la MP5-25.
Météo : Soleil
Air : 22-24°C
Piste : 30-35°C
Vent : 1,3-3,3 m/s
Humidité : 66-78%
Le Grand-Prix de Hongrie est reparti de zéro ! Les pluies nocturnes ont lavé la piste et l’ont débarrassé d’une partie de son dépôt de gomme. Cerise sur le gâteau Magyar, la course matinale de Formule BMW a laissé des stigmates sur la trajectoire entre les virages 1 et 4 : un long serpentin de ciment destiné à absorber les fluides d’une monoplace blessée. Pour Sebastian Vettel, l’affaire est entendue dès son tour d’installation : « Ça ne vaut pas le coup de sortir les premiers » explique l’Allemand à son ingénieur en pointant du doigt la combinaison de la perte d’adhérence générale et des courbes 2 et 3 transformées en piège à F1. Les 24 pilotes ne disposant ce matin que d’un train de pneus durs, l’action ne se déclenche pas avant 20 minutes et après que les seconds couteaux se soient chargés d’améliorer quelque peu les conditions de piste.
Les premières références chronométriques confirment la prudence des pilotes. Le Hungaroring est avalé timidement en 1:23 par les Red Bull Racing pendant que Ferrari et McLaren patientent aux stands. Vettel (1:20.261) et Webber (1:21.087) forcent peu à peu l’allure et, à mi-séance, s’approchent des meilleurs temps de la veille en conservant une avance confortable sur les Ferrari (Alonso, 1:21.708, Massa se plaint d’une monoplace « Dont le train arrière part dans tous les sens ») et McLaren (Button, 1:21.781, Hamilton, 1:21.876) pendant que la dernière écurie du carré d’as, Mercedes GP est la proie d’un aileron arrière défectueux qui ne donne pas satisfaction à l’ingénieur de piste de Michael Schumacher, Andrew Shovlin, « Il est stable, mais il ne fonctionne pas correctement ». Le septuple champion du monde ne sera jamais en mesure de s’approcher à moins de deux secondes de son jeune compatriote, Sebastian Vettel, et de son équipier, Mark Webber. Nico Rosberg est à peine mieux loti avec le 9è meilleur temps en pneus durs (1:21.933). 4è, Kubica (1:21.690) renforce l’impression d’agilité laissée par la R30 lors des deux premières séances d’essais libres ainsi que sur les circuits sinueux d’une manière générale.
Ajustements et recherche d’adhérence sont le pain quotidien des pilotes mais le Hungaroring pose plus d’un problème aux monoplaces les moins homogènes. Chez Force India, la descente aux enfers amorcée à Hockenheim se poursuit lorsque l’écurie Indienne détecte un bris de la transmission sur la VJM02 de Liuzzi après seulement 8 tours de piste. L’équipe met instantanément un terme prématuré aux derniers essais de son pilote et se met en devoir d’effectuer la réparation nécessaire à temps pour les qualifications.
Cahin-caha, les 12 écuries terminent leurs peaufinages des réglages en configuration course et se tournent vers une répétition des qualifications dans les 8 dernières minutes de la séance en traînant comme un boulet de nombreuses imperfections. Webber plante les premières banderilles (1:19.940, 1:19.574) auxquelles Sebastian Vettel répond par un meilleur partiel dans le premier secteur. Las, l’Allemand bute sur Schumacher et De La Rosa dans la dernière partie de son tour et coupe son élan. Epargné par le trafic, Alonso et Massa ne parviennent pas à rivaliser avec le taureau rouge et l’écart qui les sépare de Webber soulève une interrogation : le potentiel de la F10 est-il plus que jamais plombé par son incapacité à tirer la quintessence des Bridgestone avec peu d’essence à bord ? A l’opposé des hésitations du cheval cabré, Kubica conserve sa 4è place en pneus durs comme en tendres et se pose plus que jamais comme l’outsider n°1 des qualifications du Grand-Prix de Hongrie. A Monaco, le Polonais avait endossé ce rôle avec réussite et bonheur en se propulsant sur la 1ère ligne…
| Pos. |
Pilotes |
Ecuries |
Temps |
Ecart |
Tours |
| 1 |
M Webber |
Red Bull Racing |
1:19.574 |
- |
17 |
| 2 |
S Vettel |
Red Bull Racing |
1:20.058 |
+0.484 |
15 |
| 3 |
F Alonso |
Ferrari |
1:20.724 |
+1.150 |
19 |
| 4 |
R Kubica |
Renault |
1:21.066 |
+1.492 |
19 |
| 5 |
F Massa |
Ferrari |
1:21.264 |
+1.690 |
16 |
| 6 |
L Hamilton |
McLaren |
1:21.376 |
+1.802 |
17 |
| 7 |
V Petrov |
Renault |
1:21.399 |
+1.825 |
15 |
| 8 |
N Rosberg |
Mercedes GP |
1:21.422 |
+1.848 |
18 |
| 9 |
J Button |
McLaren |
1:21.473 |
+1.899 |
18 |
| 10 |
N Hülkenberg |
Williams |
1:21.513 |
+1.939 |
18 |
| 11 |
R Barrichello |
Williams |
1:21.705 |
+2.131 |
19 |
| 12 |
M Schumacher |
Mercedes GP |
1:21.939 |
+2.365 |
15 |
| 13 |
P de la Rosa |
Sauber |
1:22.151 |
+2.577 |
21 |
| 14 |
K Kobayashi |
Sauber |
1:22.337 |
+2.763 |
20 |
| 15 |
J Alguersuari |
Scuderia Toro Rosso |
1:22.427 |
+2.853 |
19 |
| 16 |
S Buémi |
Scuderia Toro Rosso |
1:22.508 |
+2.934 |
22 |
| 17 |
A Sutil |
Force India |
1:22.918 |
+3.344 |
14 |
| 18 |
V Liuzzi |
Force India |
1:23.708 |
+4.134 |
8 |
| 19 |
J Trulli |
Lotus |
1:24.576 |
+5.002 |
19 |
| 20 |
H Kovalainen |
Lotus |
1:24.623 |
+5.049 |
22 |
| 21 |
T Glock |
Virgin Racing |
1:24.805 |
+5.231 |
22 |
| 22 |
B Senna |
HRT F1 Team |
1:26.479 |
+6.905 |
17 |
| 23 |
S Yamamoto |
HRT F1 Team |
1:27.176 |
+7.602 |
21 |
| 24 |
L di Grassi |
Virgin Racing |
1:45.547 |
+25.973 |
21 | |