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18 Mars - 07:34
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Horner fait le point après Bahreïn

Le directeur général de Red Bull Racing, Christian Horner, explique au site officiel de la Formule 1 comment il a vécu le week-end douloureux de Bahreïn où Sebastian Vettel, après avoir conquis une pole position lumineuse, a rendu les armes dans le dernier tiers de la course alors que la victoire lui semblait promise.

 

Christian, à Bahreïn Red Bull Racing a-t-elle fait une faveur à Ferrari ?

Non, pas que je sache. Notre vitesse était fantastique en qualifications et en course et Sebastian contrôlait très bien la course jusqu’au 33è tour lorsque soudain il a pedu de la

puissance. Même avec cette malchance nous avons démontré que nous avions une voiture rapide et la 4è place est toujours bonne à prendre pour le championnat. C’est vrai, au final c’est frustrant, mais nous sommes rassurés car nous sommes rapides. A partir de là, on peut construire l’avenir.

 

Etes-vous personnellement très déçu ?

C’est toujours frustrant de contrôler une course, de voir votre pilote confortablement installé dans son rythme et dans l’auto et de faire face à un problème inattendu. Si ça ce n’est pas frustrant, qu’est-ce qui l’est ?

 

Sebastian a mené dès le départ avec une confortable avance sur Alonso, et même après la défaillance de la bougie il a réussi à rallier l’arrivée en 4è position. Etait-il le meilleur pilote de la grille ?

A mon avis, oui. Ce qu’il a réussi à faire est incroyable. Sa vitesse dans les virages allait presque au-delà de la gravité. Il pilotait sans faire de faute, sans même faire la moindre faute. Sebastian avait contrôlé la course et après 3 tours nous avions pu réduire sa consommation d’essence. Alonso l’a rattrapé en 3 tours mais a de nouveau perdu du terrain à cause de ses pneus. Si on pouvait effacer ce 33è tour, le trophée du vainqueur serait la propriété de Sebastian.

 

Si mon patron me disait que rien d’autre que le titre ne compte cette année, je commencerais à me ronger les ongles. Et vous ?

La route est longue jusqu’à Abou Dhabi et les points de la 4è place sont très précieux. Heureusement, nous n’avons pas eu à abandonner. Donc oui, partir de Bahreïn sans une victoire en poche mais avec la certitude que notre voiture est rapide, avec les 2 voitures dans les points, il y a de quoi être optimiste.

 

Qu’est-il arrivé à Mark dans le 1er tour. La fumée était-elle une arme tactique ?

Ah ! Nous n’y avions pas pensé. Honnêtement, je n’en ai aucune idée. Vous devez demander à Renault.

 

J’imagine que tout le monde retenait son souffle car tout le monde s’est dit que le moteur avait cassé…

Oui, moi aussi. C’était un peu alarmant.

 

Pendant les essais, toutes les écuries disaient ‘Attendez jusqu’à Bahreïn pour avoir une idée de la hiérarchie’. Est-ce que quelque chose vous a surpris à Bahreïn ? Helmut Marko a dit qu’il pensait que Red Bull Racing et Ferrari étaient dans une division à part…

Il est très tôt pour tirer des conclusions et lors des deux prochaines courses tout dépendra de la rapidité de développement. Nous avions une voiture rapide ce week-end, une voiture qui pouvait gagner la course, mais nous ne l’avons pas fait. C’est la première chose que nous devons digérer.

 

Malgré cette victoire ratée, la course vous a-t-elle appris quelque chose en matière de stratégie et de dégradation des pneus ?

Nous avons été très heureux des pneus tendres. Sebastian a pu creuser une avance de 4-5 secondes en début de course tout en préservant ses pneus. Son pit stop était bon et il a pu facilement reprendre le dessus sur Alonso. Jusqu’au 33è tour, tout se présentait bien pour la victoire.

 

Après le 33è tour, avez-vous pu soutenir Sebastian depuis le muret des stands ?

Nous avons essayé de l’aider avec différentes combinaisons de réglages, mais lorsqu’un problème comme celui-ci vous arrive, c’est très difficile.

 

Avec 4 champions du monde, 4 écuries de pointe et un milieu de plateau très fort, chacun s’attenait à une course palpitante. Qu’est-ce qu’il manque aux nouvelles règlementations ?

Je crains que nous ayons énormément de course à un seul pit stop. J’ai beaucoup milité pour qu’il y ait 2 arrêts car vu comment les voitures se comportent et vu la réglementation concernant les ravitaillements, nous assisterons à beaucoup de courses comme celle-ci.

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