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L’observation fait la quasi-unanimité dans le paddock, en salle de presse et dans les tribunes : la réglementation sportive du championnat du monde de Formule Un comporte plusieurs exagérations votées pour des raisons économiques que la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) pourrait ajuster dans les mois qui viennent afin de mieux épouser les exigences de la discipline ainsi que pour donner une plus-value à la représentation offerte aux spectateurs.
Parmi elles, l’allocation du nombre de pneus. Les pilotes disposent de 4 trains de pneus intermédiaires et 3 de pneus Pluie pour l’ensemble du week-end et sont donc obligés de les utiliser avec parcimonie lorsque, et c’est le cas à Spa-Francorchamps ce week-end, les conditions climatiques changeantes font alterner l’état de la piste et que les pneus intermédiaires sont souvent la monte la plus adaptée à la situation. Or, les Bridgestone à sculptures s’usent à la vitesse grand V sur une trajectoire qui va en s’asséchant. Un train martyrisé par un bitume chaud ne peut généralement plus être utilisé. Cette limitation, alliée aux prévisions météorologiques, a contraint les pilotes à moins rouler qu’ils ne l’auraient voulu lors des deux premières séances d’essais libres du Grand-Prix de Belgique.
Soucieux de disposer de suffisamment de pneus intermédiaires pour les qualifications et la course, les pilotes ont préféré sacrifier le roulage du Vendredi, à l’instar de Sebastian Vettel qui regrette « C’est toujours difficile dans ces conditions. Le temps passé en piste est limité ainsi que les pneus. Nous aurions aimé rouler malgré la pluie mais nous n’avons pas beaucoup de pneus et si l’on réfléchit à la globalité du week-end, il se peut que nous en ayons besoin pour les qualifications et la course » explique Sebastian Vettel, « Nous n’avons donc pas voulu les utiliser aujourd’hui. Nous avons cherché le bon équilibre et il semble bon mais c’est dur lorsque les conditions changent. »
Même son de cloche chez le champion du monde 2008, Lewis Hamilton, qui souligne « Parce que la réglementation ne nous permet pas d’utiliser trop de pneus pour piste sèche, nous avons dû les préserver et nous avons donc été très prudents au cas où nous en aurions besoin plus tard dans le week-end. »
Article 25.2 et 25.4 de la réglementation sportive :
- Lors d’un week-end de course, aucun pilote ne peut utiliser plus de 11 trains de pneus slicks (6 durs et 5 tendres), 4 trains de pneus intermédiaires et 3 de pneus Pluie.
- Chaque pilote se verra alloué 3 trains de pneus slicks qu’il devra utiliser pour les deux premières séances d’essais libres (2 durs et 1 tendre). Ce sont les seuls pneus slicks qui devront être utilisés durant ces deux séances. |