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Le chasseur et le chassé se renvoient la balle, mais celle décochée dans les derniers kilomètres du Grand-Prix de Hongrie aurait pu mettre en danger la vie des deux acteurs de la scène étonnante à laquelle on assisté les commissaires de course qui ont décidé de mener une enquête.
En tassant Rubens Barrichello contre le mur des stands au point de le faire frôler le bitume, deux roues dans la poussière puis deux dans l’herbe, Michael Schumacher estime ne rien avoir à se reprocher. « Il n’y a pas grand-chose à dire » a déclaré le pilote Mercedes GP comme si de rien n’était, « Ses pneus étaient plus frais et mon travail consistait à bien négocier le dernier virage. J’avais une trajectoire d’environ 5cm et je faisais tout pour qu’il lui soit évident qu’il devait aller de l’autre côté. Il n’y avait plus de place de ce côté-ci. Mais il a quand même choisi d’y aller. Certains pilotes ont leur point de vue. »
« Il a fait une erreur dans le dernier virage. Puis il est venu trop près. Ce que nous attendons de la course, c’est de nous battre à la régulière. Heureusement le mur se terminait et j’ai pu aller un peu plus sur la droite ! » souffle Barrichello au micro de la BBC, « Qu’il choisisse une trajectoire et n’en bouge plus ! Il fait ici ce qu’il a déjà fait par le passé et ce n’était vraiment pas utile. C’était la manœuvre la plus dangereuse que j’ai eu à subir à ma connaissance. Son opinion est que je suis un pleurnichard, mais qu’en pense le public ? J’aimerais bien qu’il me le laisse savoir sur mon Twitter ! » |