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La 3è et dernière séance d'essais libres du Grand-Prix du Brésil a permis à la Scuderia Ferrari d'envoyer un message clair à ses adversaires, et principalement à sa rivale au championnat du monde Constructeurs, Renault : touche pas à ma Pole ! Du moment où ils se sont élancés en piste pour la première fois - à mi-séance, après que les 30 premières minutes aient été dominées par les Toyota de Jarno Trulli et Ralf Schumacher - Felipe Massa et Michael Schumacher ont copieusement dominé la derrière session de préparation aux qualifications et au Grand-Prix du Brésil, dernier rendez-vous de la saison 2006.
Le septuple champion du monde a tiré la première salve : 1:13.706, 1:13.096, 1:13.068 et enfin 1:12.948 pendant que Fisichella et Alonso stagnaient dans la fenêtre des 1:14. La deuxième charge de l'Allemand était encore plus dévastatrice : 1:12.874, 1;12.304 et bientôt 1:11.925, Pole Position 2005 battue ! Elle avait alors été le fait de Fernando Alonso au volant d'une F1 à moteur V10 (et pneus durs pénalisant les monoplaces de la saison passée).
Malgré tous leurs efforts, les Honda, Toyota, McLaren et autres Renault ne parvenaient pas à faire trébucher le cheval cabré, ni même à s'en approcher. A l'exception de Robert Kubica, qui se permettait le clin d'oeil de signer le même temps que Felipe Massa au millième de seconde près, à 6 minutes du drapeau à damiers (1:12.535). La nouvelle coqueluche de Sao Paulo, comme piqué au vif, reprenait la piste à 2min 30sec de la fin de la séance, et portait l'estocade à son équipier : 1:11.443 pour Massa soit 2 dixièmes de seconde de mieux que Schumacher, également très incisif dans sa dernière tentative.
Outre son aisance sur un tour lancé - déjà flagrante à Suzuka, mais qui ne s'était pas confirmée sur les longs runs -, la 248 F1 a paru constante sur les 5 premiers tours rapides, comme l'ont demontré les séries de tour de Massa et Schumacher. A noter également que l'élévation du mercure n'a pas joué en faveur de Michelin, pas plus que le dépôt de gomme sur le tracé d'Interlagos. La piste a gagné en adhérence et en chaleur (40°C au plus chaud de la matinée), mais Bridgestone a su conserver un avantage certain en toute circonstance. Dans ces conditions, la séance de qualifications pourrait ressembler à une formalité pour la Rossa, comme elle l'avait été au Japon deux semaines plus tôt. |