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11 Juin - 07:28
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Interview Felipe Massa

Felipe, vous avez signé avec Ferrari jusqu’en 2012. Quel effet cela a-t-il sur un pilote de savoir que son avenir est assuré pour 2 ans et demi ?

C’est une bonne remarque. Du point de vue du pilote, c’est fantastique de signer pour Ferrari. Ça démontre que tout le monde dans l’équipe coit en vous. Je pense que c’est une très bonne chose pour moi, pour continuer d’attaquer et pour continuer de travailler avec l’équipe de notre mieux. C’est tout ce que je veux et tout ce que l’équipe veut et je suis très heureux de rester avec Ferrari un peu plus longtemps car c’est l’écurie avec laquelle j’ai toujours rêvé de courir. C’est ma 5e saison avec elle et savoir que je vais poursuivre l’aventure 2 ans c’est un sentiment fantastique.

 

Nous avons vu en Turquie que Red Bull Racing et McLaren étaient un cran au-dessus. Ferrari peut-elle les rejoindre ici ?

J’espère. Notre objectif est toujours d’être les meilleurs. Red Bull Racing et McLaren étaient très fortes lors de la dernière course et je suis sûr qu’elles le seront ici aussi. Nous étions derrière Mercedes et Renault et nous faisons tout ce que nous pouvons pour être devant et avoir le potentiel pour nous battre pour le maximum de points.

 

Votre écurie vous donne-t-elle des consignes lorsque vous vous battez avec votre équipier ? Disons que vous êtes derrière votre équipier, qu’il vous laisse une trajectoire intérieure avec peu de place mais suffisamment, que faites-vous ?

Nous nous battons toujours contre d’autres pilotes et lorsque vous êtes en piste et que vous voyez votre équipier devant vous et que vous avez une voiture suffisamment bonne, vous tenez de le dépasser. Mais je pense que le plus important est de respecter l’équipe. Je pense que ce qui s’est passé lors de la dernière course n’était pas bon pour l’équipe et il est donc important de se rappeler que les deux pilotent pour la même écurie et qu’il ne faut pas prendre de risque lorsque vous dépassez votre équipier.

 

Les pilotes n’aiment pas parler de leurs accidents passés, mais vous en avez eu un l’année dernière. Etait-il difficile de prendre la décision de continuer votre carrière ?

Non. Juste après l’accident j’étais normal. Ma tête avait enflé et je pensais de la même manière que juste avant. Un mois plus tard, je pilotais des karts et je ne me sentais pas différent. Tout ce que je faisais dans ma vie était exactement comme avant. Même les bêtises ! Lorsque je jouais à la PlayStation, je faisais les mêmes temps au tour. Rien n’avait changé. C’est pourquoi il a été facile de ne même pas me poser la question.

 

Ce week-end se courent les 24h du Mans également. Qu’est-ce que cette course représente pour vous ?

C’est une course que j’apprécie, que je respecte. C’est une course très importante, mais elle est totalement différente de ce que nous faisons. Il faut piloter différemment, avec un style différent. Il faut penser à une course de 24 heures et non à un sprint. Peut-être qu’un jour nous pourrons y participer.

 

En 2008 vous êtes passé à 2 doigts du titre. L’année dernière vous avez eu un gros accident mais la bonne nouvelle est vous êtes devenu Papa. Cette année votre auto n’est pas la meilleure et il y a eu beaucoup de rumeurs concernant Kubica et Ferrari. Mais Ferrari vous a de nouveau fait confiance pour deux ans. Diriez-vous que votre vie ressemble à des montagnes Russes depuis 18 mois ?

Oui, mais pas à cause des rumeurs, c’est à cause de ce qui s’est passé lors de l’accident et du fait d’être devenu Père. C’était ce genre de chose. Depuis que je suis arrivé chez Ferrari, il y a eu des rumeurs tous les ans. Ça m’est égal. Je me préoccupe seulement de ce que je veux, de mon travail dans l’écurie et de ce que je vois, comment les gens travaillent et me respectent. C’est le plus important. Depuis que je cours pour Ferrari aucune des rumeurs n’a été vraie, que dire d’autre ?

 

Pour en revenir à la situation où vous vous battez contre votre équipier, vous sentez-vous plus à l’aise dans la position de l’attaquant ou du défenseur par rapport à une manœuvre où vous êtes confronté à un pilote d’une autre écurie ?

Tout dépend des conditions. Sur certains circuits, à Monaco par exemple, vous pouvez facilement défendre votre place si vous êtes en tête. Mais à Monza ou ailleurs, il est bien plus facile d’être dépassé ; surtout si vous n’avez pas une bonne vitesse de pointe. Si vous êtes en tête, vous faites bien plus attention. Mais lorsque vous êtes derrière, vous prenez plus de plaisir à vous battre pour dépasser quelqu’un qu’à défendre votre place et peut-être la perdre. Ça dépend des circonstances.

 

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