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29 Oct - 17:46
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Interview Flavio Briatore : le bilan de la saison
Le directeur général du Renault F1 Team est satisfait d’une saison qui a vu l’équipe monter en puissance. Bilan de la saison... Flavio, quelle a été votre première réaction lorsque Patrick Faure, Président de l’équipe, vous a donné les objectifs de la saison 2004 ? Nous avions terminé le championnat précédent à la quatrième place et il nous fallait progresser. Il est vrai que pour nous, la tâche était difficile cet hiver : l’architecture moteur était nouvelle et nous avions pris un peu de retard côté technique. Réunir tous les ingrédients n’a pas été chose aisée, mais nous y sommes parvenus. S’agit-il d’un bon championnat pour le Renault F1 Team ? Oui. Nous avons finalement atteint nos objectifs et c’est le principal. Je suis, d’un point de vue personnel, satisfait de la manière dont l’équipe s’est comportée : nous avons su prendre des risques, nous montrer agressifs, saisir des opportunités. Comme tout le monde, je suis un peu déçu de ne pas avoir pu terminer à la deuxième place des équipes. La concurrence était meilleure, tout simplement. Ferrari était intouchable et BAR a fait des progrès extraordinaires. L’important, ce qu’il faut retenir, c’est que Renault est encore une équipe jeune et qu’il lui faut progresser pas à pas, sans précipitation. Le temps, c’est essentiel en F1 ? Oui. C’est en voulant faire trop vite qu’on commet des erreurs. Êtes-vous déçu que Jacques Villeneuve n’ait pu entrer dans les huit premiers en trois courses ? Oui, mais la tâche qui l’attendait était énorme. Il découvrait une monoplace entièrement nouvelle, des pneumatiques qu’il ne connaissait pas, et une cadence plus rapide de 4 secondes au tour par rapport à 2003. De plus, les événements ne l’ont pas aidé : piste entièrement nouvelle à Shanghai, journée du samedi annulée à Suzuka, départ de la course sur sol mouillé mais en pneus pour le sec à Sao Paulo !

La seule victoire de Renault

Alonso a été dominé par Trulli
En trois ans, donc, Renault est devenu un ‘top team’. Satisfait ? On me parle souvent des trois ou quatre ‘top team’ du paddock, mais je ne suis pas d’accord. Selon moi, il n’en existe qu’une seule, et c’est Ferrari. Les autres doivent se relever les manches et rattraper leur retard. Pas seulement Renault. Les Ferrari ont remporté 15 des 18 courses de la saison. Elles ont dominé le championnat à tous les niveaux : à nous de faire du meilleur travail et d’aller les inquiéter dans un futur proche. Pourquoi avoir choisi Giancarlo Fisichella pour 2005 ? Avant tout, c’est un ‘fighter’, un guerrier qui a de l’expérience. Giancarlo est un finisseur : son rythme ne baisse pas du premier au dernier tour. Il est toujours là pour s’emparer de la moindre opportunité. De plus, il connaît beaucoup de membres de l’équipe, n’a pas d’égo démesuré et n’aime pas les polémiques. Je suis persuadé que le tandem Fisichella-Alonso fera des étincelles. Aujourd’hui, tous les éléments sont-ils en place pour réussir ? Je le pense. Viry-Châtillon et Enstone travaillent en harmonie, nos programmes techniques sont établis sur le long terme et nous respectons notre tableau de marche. L’important, c’est de ne jamais oublier que nous sommes une équipe jeune et de ne pas vouloir griller les étapes. En F1, il est paramètre déterminant qu’on ne peut pas acheter : le temps. Source : Renault F1
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