Après ses premiers essais à Barcelone la semaine passée, Giancarlo Fisichella a pris le temps de nous faire partager ses premières réflexions sur ses progrès ainsi que ses premières impressions sur le Renault F1 Team.
Giancarlo, comment s’est passé votre premier test avec l’équipe ? Quelle joie d’être revenu ! J’étais très excité lorsque je suis allé à l’usine il y a quelques semaines et j’étais donc heureux de monter dans la voiture et commencer le travail. Il y a eu pas mal de choses auxquelles j’ai dû m’adapter : le moteur, les pneus et le châssis sont nouveaux pour moi. Nous avons eu des problèmes de logiciel le premier matin, mais après cela, nous avons travaillé sur les réglages afin les adapter à mon style de pilotage. Nous avons pu travailler dans la bonne direction et je me suis senti très à l’aise dès la fin de semaine. A ce stade, la question n’est pas de savoir sir je le plus rapide ou le plus lent en piste : j’ai avant tout besoin d’appendre le plus possible.
En quoi la voiture vous a-t-elle impressionné ? Le moteur est puissant, surtout à bas régime. Du côté du châssis, la mécanique est excellente et la motricité est impressionnante. La voiture est un peu difficile à piloter à grande vitesse mais nous avons réalisé des progrès cette semaine bien qu’il me faille travailler encore afin de trouver le bon feeling par rapport à mon pilotage.
Qu’avez-vous ressenti en revenant dans cette équipe trois ans plus tard ? Honnêtement, la transition fut assez simple : au moins la moitié des mécaniciens sont les mêmes et j’ai travaillé avec mon ingénieur (Alan Permane) pendant quatre ans lorsque je courrais chez Benetton. Je le connais bien et il me connaît bien. Je suis donc heureux de collaborer de nouveau avec lui. L’ambiance dans l’équipe est la même que lorsque je suis parti : la volonté est toujours là, mais l’attitude a changé. Aujourd’hui, on sent que les ambitions de l’équipe sont plus grandes qu’il y a trois ans et tout le monde travaille plus dur encore afin d’y parvenir.
Pensez-vous avoir changé pendant la période où vous êtes parti ? Oui, je le pense. J’ai plus d’expérience, ce qui est très important. Concernant la rapidité, je pense que je suis plus rapide que jamais, mais j’ai beaucoup appris ces trois dernières années. Même lorsque j’avais une mauvaise voiture, je poussais à 101% ce qui veut dire que je peux également donner de bonnes réponses techniques à l’équipe : je comprends dans quelle direction nous devons travailler. De plus, lorsque j’étais avec Sauber cette année, j’ai pris l’habitude de courir sur de longues périodes en préservant les pneumatiques, et de pousser dur ensuite lors des moments stratégiques de la course. Je pense que ce sera une expérience précieuse dans le cadre du nouveau règlement concernant les pneumatiques en 2005.
Il reste beaucoup de choses à accomplir, mais comment vous sentez-vous après ces premiers tests ? Je suis très positif, mentalement. Etre dans un top team et avoir une chance de gagner sont des facteurs très importants pour un pilote. Cela peut engendrer une pression supplémentaire, certes, mais ça ne me dérange pas. J’ai toujours été rapide dans le passé lorsque j’étais sous pression et je vois un beau potentiel ici. C’est le moment idéal pour être avec Renault : ils veulent gagner des courses et moi aussi. Source : Renault F1