Interview Gil de Ferran, Directeur sportif de BAR Honda
Après ses deux premières semaines avec l'écurie B.A.R Honda, Gil de Ferran évoque ses premières impressions...
Vous êtes avec B•A•R Honda depuis deux semaines maintenant. Donnez-nous vos premières impressions concernant votre nouvelle écurie. GdF : L'écurie B•A•R Honda est extrêmement concentrée sur les résultats. L'atmosphère est très conviviale et ouverte, ce qui a facilité grandement mon premier contact. Nous connaissons tous l'expérience des figures connues de l'écurie, mais les gens dans les coulisses, les membres de l'écurie "dans les tranchées" qui travaillent dur entre les Grands Prix à l'usine de Brackley, sont tous des personnes extrêmement compétentes. L'étendue du talent au sein de l'écurie est évidente. A chaque jour qui passe, je suis toujours plus impressionné. Ils ont des qualités que je connais bien pour avoir travaillé avec Honda dans le passé : la quête perpétuelle de la perfection.
Comment votre première course s'est-elle déroulée par rapport à vos attentes en ce qui concerne les activités de l'écurie côté piste ? GdF : Je n'avais pas de nombreuses attentes en soi. Je suis arrivé au circuit d'Imola sans préjugé et j'ai essayé d'acquérir une idée précise des activités qui s'y déroulaient. Beaucoup des procédures que j'ai observées, même avant le week-end, ne m'étaient pas inconnues. Les épreuves et les monoplaces de Formule 1 sont très compliquées et par conséquent leur fonctionnement est également très complexe. Je pense que la bonne nouvelle, c'est que je ne me suis pas senti débordé au cours des réunions. Sur le plan des résultats, ils ont dépassé les attentes. Il y avait des signes pendant les essais avant la course qui suggéraient que ce Grand Prix pourrait être réussi. Mais pouvoir être en mesure de disputer la victoire de la course a été un constat très agréable !
Vous êtes-vous trouvé immédiatement dans le feu de l'action où avez-vous passé plus de temps à écouter et à observer ? GdF : En vérité, un peu des deux. Je me suis senti vraiment à l'aise dans l'écurie et je me suis intégré immédiatement. Ce ne sont que les débuts et je suis sûr que les choses vont s'éclaircir à mesure que les week-ends passent, mais globalement, j'ai eu l'impression qu'il y avait une bonne interaction avec les membres de l'écurie.
Détaillez-nous votre interaction avec les pilotes jusqu'à présent. Comment ont-ils réagi aux conseils d'un nouveau venu ? GdF : Aucun des pilotes n'a besoin de conseils par rapport au pilotage. Ce sont des professionnels de haute volée et ni Jenson, ni Taku n'ont besoin que je leur dise quand freiner ou quand tourner le volant ! Mon principal objectif concernant les pilotes était d'observer comment ils appréhendent un week-end de course et de déterminer comment je peux les aider à progresser. Ils savent déjà comment faire du bon travail, donc je m'attacherai à voir si je peux leur apporter une assistance supplémentaire susceptible de les aider.
Comment c'était de rester dans les stands pendant la course et quel est votre rôle là-bas ? GdF : Il était très intéressant d'observer le déroulement de la course. Nous avons accompli du bon travail avant la course en élaborant notre stratégie. Ces activités nous ont donné de l'assurance pour le dimanche. J'ai apprécié de constater que de nombreuses prévisions formulées avant l'épreuve se sont avérées exactes. Comme pour toutes les courses, il y a un certain niveau de réflexion derrière soi. Craig (Wilson), Andrew (Shovlin) et Jock (Clear) ont accompli un travail formidable pour réagir à ce qui se passait dans la course, et ç'a été un grand moment d'y être et d'en faire partie.
Etant vous-même plutôt connu, avez-vous trouvé que les médias et les photographes s'intéressaient beaucoup à vous ? GdF : J'ai été invité à prendre part à plusieurs interviews pendant le week-end, mais je suppose qu'il fallait s'y attendre. Toutefois, elles ne m'ont pas détourné de mes responsabilités dans l'écurie.
Comment pensez-vous mettre en œuvre ce que vous avez appris à Imola et développer votre rôle pour la prochaine épreuve de Barcelone ? GdF : A Barcelone, j'envisage de faire à peu près la même chose que ce que j'ai fait à Imola. J'avance étape par étape.