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Heikki Kovalainen revient sur ses trois premières courses de la saison 2007 et donne ses impressions...
Heikki, vous avez fait vos débuts en Formule 1 en Australie il y a maintenant plus d’un mois. Comment avez-vous vécu ces trois premières courses ?
Le début de saison a été un petit peu difficile, la voiture n’est clairement pas aussi performante que nous l’espérions et ma première course a été une déception pour moi. Ce n’est sans doute pas comme cela que j’espérais débuter en F1. C’est sans doute le côté négatif de ce début de saison mais je ne suis pas du genre à m’attarder sur les mauvais côtés. Depuis Melbourne, j’ai beaucoup travaillé, je suis revenu dans le rythme de mon coéquipier et je pense avoir progressé ; c’est une bonne base pour pouvoir encore progresser davantage.
Parlez nous de ce que vous avez pensé de ces trois courses, déception à Melbourne, premier point en Malaisie et une course difficile encore à Bahreïn ?
Il y a eu des hauts et des bas je suppose mais dans l’ensemble, je suis content de voir que je progresse. Je ne veux pas revenir sur l’Australie, rien n’est à retenir et je veux l’oublier. La course en Malaisie s’est bien passée, j’ai marqué mes premiers points lors de la course sans doute la plus difficile de la saison et je me suis qualifié devant Fisico. Ensuite à Bahreïn, je termine à la neuvième place mais je me suis battu. Le premier relais a été particulièrement difficile car j’étais très chargé en essence et j’ai dû me battre roues dans roues avec d’autres concurrents, Rosberg notamment, c’était comme revenir en GP2 ! Je crois avoir montré que je pouvais être agressif, que je n’étais pas un pilote facile à dépasser et que surtout je ne lâchais rien. Alois oui, il y a du positif dans chaque expérience et c’est ce sur quoi je veux me concentrer.
Vous avez vécu la saison 2006 en tant que troisième pilote de l’écurie championne du monde. Le poste de pilote titulaire est-il tel que vous l’aviez imaginé ?
Oui, je suis arrivé en terrain connu, je n’ai pas eu de grande surprise à vrai dire. Je savais comment se déroulait un Grand Prix, je connaissais le format de qualifications. Ces trois premières courses en tant que titulaire ont été une expérience très enrichissante et cela m’a plu. J’ai préféré certains moments à d’autres c’est certain mais j’ai profité de chaque instant !
On sait que le niveau de performance de la voiture n’est pas à la hauteur des attentes de l’équipe jusque là, qu’elle est difficile à piloter… Ces circonstances changent-elles votre façon de travailler ?
En fait, nous devons travailler encore plus qu’avant, plus dans le détail. Nous faisons beaucoup de travail d’analyse, j’échange beaucoup avec l’équipe pour lui apporter un maximum de retours concernant le comportement de la voiture et essayer avec elle d’améliorer la situation. Ces dernières semaines, j’ai été en contact permanent avec mon ingénieur, Adam [Carter], et les membres de l’équipe pour revenir sur nos essais et tenter de comprendre ce que nous pouvions faire pour rendre la voiture plus compétitive. Cela me plaît d’être aussi impliqué. Nous savons que chaque détail a son importance et peut nous permettre de progresser !
Pensez-vous que l’équipe saura rebondir ?
Oui je suis confiant. Les membres de l’équipe ont décroché deux titres mondiaux en deux ans, ce sont les meilleurs. Je n’ai aucun doute dans notre capacité à rebondir et nous pourrons ainsi montrer la vraie force et l’envergure de cette équipe.
Et quel sera votre rôle ?
De mon côté, j’essaie d’aider autant que possible et je cherche toujours à m’améliorer et attaquer au maximum sans commettre d’erreur. Je reste optimiste, nous reviendrons au premier plan, j’en suis persuadé, et à ce moment là, nous pourrons être fiers de nous et de notre travail !
Source : RenaultF1 |