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Vous avez désormais l’opportunité de piloter la F8-VII en course. Quel effet ça fait ?
J’étais très surpris que Colin m’appelle car je ne pensais pas avoir cette chance ! Mais de toute évidence je suis très heureux de pouvoir courir le week-end prochain. C’est maintenant la seule course Allemande au calendrier et je suis donc excité à l’idée de faire mes débuts devant mon public.
Le Nürburgring vous est familier ; qu’est-ce que cela fait de courir devant son public ?
Je connais bien la piste depuis la Formule Renault, la F3 et le DTM, ce qui me donnera un avantage car je n’ai pas couvert beaucoup de kilomètres avec la voiture. Faire mes débuts sur cette piste est très spécial d’un point de vue personnel et pour ma famille. C’est le dernier circuit sur lequel mon Père a participé à une course F1 avant de décéder. Je ferai mes débuts sur la dernière piste sur laquelle il a couru en F1.
Comment votre famille a-t-elle réagi lorsque vous lui avez appris la nouvelle ?
C’était une émotion pour ma mère – elle est très heureuse que je puisse assouvir ce que je veut faire depuis si longtemps, mais elle est également un peu nerveuse. Je pense que tous les parents le sont ! Je pense qu’elle préfèrera regarder la course à la télévision plutôt que de venir sur le circuit…
Vous avez roulé avec la F8-VII à Silverstone et au Paul Ricard et êtes donc habitué à la voiture
Je n’ai pas couvert beaucoup de kilomètres, simplement un shakedown à Silverstone et une journée au Paul Ricard. De ce point de vue il n’est pas facile d’avoir une bonne impression de l’auto, mais j’ai assisté à toutes les courses cette année et j’ai étudié les data de toutes les séances. Je sais donc exactement de quoi il retourne et comment l’auto se comporte. Ceci allié au fait que je connais bien la piste m’aidera à partir du bon pied. Mais adapter mon style à de nouvelles voitures, de nouvelles pistes et de nouvelles situations a toujours été un domaine dans lequel je suis à l’aise – par exemple après les derniers tests au Paul Ricard, je me suis immédiatement rendu en Allemagne pour tester l’Audi de DTM ! Je n’ai eu aucun problème pour m’adapter aux différents styles de pilotage. Après deux ou trois tours j’avais un feeling de ce que cette auto fait et ne pensais plus du tout à l’autre.
Vous avez couru en DTM au Mugello la semaine dernière. Pensez-vous que le fait d’avoir couru si récemment sera un avantage ou bien est que, au contraire, il sera plus compliqué de remonter dans une monoplace aussi rapidement ?
On ne peut pas comparer les deux voitures car elles sont très, très différentes et requièrent un style de pilotage spécifique ; mais le DTM est très compétitif et cet aspect là m’aidera oui lorsque, je l’espère, nous serons en position de nous battre avec d’autres concurrents.
Il est clairement apparu depuis le début de la saison que vous et Adrian Sutil êtes devenus bons amis. Vous a-t-il donné quelques conseils ?
Je n’ai pas parlé à Adrian depuis que Colin m’a téléphoné, mais il sera l’une des premières personnes à laquelle je parlerai lorsque j’arriverai sur le circuit ! C’est un bon ami, nous nous entendons très bien. Je me sens bien dans l’écurie. |