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29 Oct - 11:28
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Interview Pascal Vasselon, directeur technique Toyota

Est-il vrai qu’Interlagos est très bosselée ?

Le circuit a été re-surfacé plusieurs fois et les bosses semblent toujours ressurgir ou se déplacer car le sol est très humide. Mais l’année dernière le re-surfaçage avait été plus efficace et la piste était en bien meilleur état qu’en 2006.

 

A quoi faut-il s’attendre pour la TF108 ?

Nous avons toujours été performants là-bas et nous nous rendons au Brésil avec de grands espoirs. Nous avons rencontré des températures plus fraîches que prévues parfois cette année et elles ne conviennent pas à la TF108 mais au Brésil les températures devraient être assez élevées et ça jouera en notre faveur. Notre voiture a été compétitive sur quasiment tous les circuits et nous nous attendons à ce qu’elle soit forte à Interlagos. Jarno a toujours été performant à Interlagos et il devrait en aller de même cette année. Timo a une petite expérience d’Interlagos en F1 et nous avons vu qu’il s’adaptait à n’importe quelle piste en un rien de temps.

 

Quelle est la clef pour être rapide à Interlagos ?

Il y a la longue traînée dans la montée à partir du dernier virage à gauche. La puissance est donc importante ; mais plus significatif encore est probablement le très long enchaînement où la traction est vitale. Il faut donc que l’auto soit bien équilibrée et qu’elle ne glisse pas trop. Les pneus sont un facteur crucial à Interlagos. L’année dernière, Bridgestone avait été trop agressive en amenant des pneus tendres et super tendres ; ils avaient cloqué. Cette fois-ci nous aurons les pneus tendres et médiums qui devraient être plus adaptés à la situation. Cela ne veut pas dire que les pneus ne seront plus un facteur à maîtriser car nous oscillerons probablement entre des problèmes de montée des pneus en températures avec les gommes médiums et l’apparition de cloques sur les tendres. Ça n’ira pas tout seul et on aura du pain sur la planche. A part ça, Interlagos n’est pas exigeant pour les pneus et les appuis sont bas à moyens.

 

   

 

Pourquoi dépasser est-il plus facile à Interlagos que sur d’autres circuits ?

C’est sans aucun doute un circuit où l’on peut dépasser même si ce n’est pas si évident que ça. Je pense que chacun se souvient du dépassement de Juan Pablo Montoya sur Michael Schumacher en 2001 au re-start après une neutralisation. C’était incroyable. Vous avez un virage lent avant une longue ligne droite et un freinage violent au bout de la ligne droite, avec un virage serré qui donne une chance aux pilotes de porter une attaque.

 

Que pensez-vous des infrastructures ?

Les bâtiments des stands sont un peu étriqués et nous devons soigneusement décider quelles pièces détachés et quel matériel nous voulons amener à Interlafos car nous n’avons pas beaucoup de place à notre disposition. Ce n’est pas luxueux comme c’est le cas pour d’autres destinations mais c’est inévitable et je ne peux pas m’empêcher d’aimer ce rendez-vous.

Nous avons des infrastructures fabuleuses à Bahreïn, Istanbul, Shanghai et prochainement à Abu Dhabi et le contraste est donc encore plus marqué. Interlagos est l’un de ces endroits où les contrastes de la vie vous sautent au visage. Mais malgré ça Interlagos possède sa propre atmosphère. La foule est très enthousiaste. Ce sera très particulier cette année car Felipe Massa a une chance de coiffer la couronne mondiale.

 

Qu’est-ce qui fait le charme de ce rendez-vous ?

Les Brésiliens adorent les sports mécaniques et ils adorent leurs héros. Lors des 30 dernières années ils ont multiplié les titres de champion du monde avec Fittipaldi, Piquet et Senna. Au Brésil, le nombre moyen des fans semble plus élevé qu’ailleurs et ils sont réellement passionnés.

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